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Andrias japonicus
Japanese Giant Salamander
family: Cryptobranchidae

© 2014 Dr. Joachim Nerz (1 of 14)


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Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES Appendix I
Other International Status None
National Status Fully protected by law since 1952; classified as rare (Kato and Ota 1993). NT (Near Threatened) according to the Red Data Book, 2nd ed. (Japan Agency of Environment 2000; Ota 2000)
Regional Status None

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Andrias japonicus (Temminck, 1836)
Salamandre géante du Japon

144 cm, un exemplaire pesant 35 kg connu. Tête large, museau arrondi, œil petit, en position supéro-latérale, corps trapu et aplati pourvu d’une dépression vertébrale. 15 sillons costaux indistincts. Fort repli cutané ondulant de chaque côté du cou se prolongeant sur les flancs. Queue courte et robuste, dépassant de peu un tiers du reste du corps, fortement comprimée sur ses deux tiers postérieurs et dotée d’une haute crête épaisse. Membres courts et robustes pourvus sur l’arrière d’une frange cutanée plus développée sur les membres postérieurs. Peau ridée, parsemée de nombreux tubercules, plus denses sur la tête à l’exception d’une étroite zone médiane relativement lisse. Tubercules absents sur les parties ventrales, denses sur le menton. Les tubercules sont plus grands et plus nombreux que chez l'espèce chinoise, et le museau est plus arrondi. La région cloacale du mâle est renflée à l’époque de la reproduction. Il est en général plus robuste et présente une peau plus tuberculeuse. Ces caractères se retrouvent dans le genre Cryptobranchus. Parties dorsales gris brun clair avec des taches et des marbrures plus foncées. Parties ventrales plus claires. Extrémités des doigts et orteils jaunâtres. La larve mesure 3 cm à l’éclosion qui a lieu après environ deux mois d’incubation, elle a les membres antérieurs bien développés et des rudiments de membres postérieurs. Trois paires de branchies bien développées jusqu’à une taille d’environ 25 cm. À 20 cm, les larves ressemblent beaucoup aux adultes. La période larvaire se prolonge 4 à 5 ans, la maturité sexuelle est atteinte à 10 ans environ.

* Rivières et cours d’eau claire et courante, de 300 à 1 000 m, dans les parties occidentales de Honshu (Japon) vers le nord-est jusqu’à la préfecture de Gifu. Egalement dans la préfecture d’Oita dans le nord-est de l’île de Kyushu et à Shikoku. Occasionnellement en zone urbaine. Reproduction en août et septembre. Les animaux remontent alors les cours d’eau en passant parfois à terre dans des zones inondées pour contourner les cascades infranchissables. Ils sont sédentaires en dehors de la période de reproduction, pendant laquelle ils se rassemblent sous les berges et choisissent pour la ponte des cavités d'1 m à 1,50 m de long dotées d'une seule entrée. Chaque cordon abrite jusqu’à 500 œufs. Le mâle les insémine puis les garde après avoir chassé agressivement la ou les femelles du nid placé sous les berges ou sous de grosses pierres. Ils sont gardés jusqu'à l'éclosion par les mâles qui patrouillent près de l'entrée des cavités. Ces mâles sont agressifs et plusieurs animaux morts ou blessés ont été observés en septembre (in Sparreboom, 2012). Se nourrit de crustacés, poissons, petits amphibiens, parfois de petits mammifères ou oiseaux tombés à l'eau. NT. Inscrit sur la Convention de Washington et soumis à Cites. La salamandre géante du Japon souffre de la concurrence exercée par l’espèce chinoise qui, importée, s’est installée dans plusieurs cours d’eau, de la fragmentation de l’habitat, de la construction de barrages, des prélèvements pour la consommation traditionnelle et d'une faible variation génétique qui la rend plus sensible à un risque d'extinction (Browne et al., 2012).

Cette espèce est reproduite régulièrement depuis 1979 au parc zoologique d’Asa de la ville d'Hiroshima au Japon, dans de grands bacs en plastique et des canalisations alimentés par les bras détournés de la rivière Shijihara. Le maintien en captivité exige de très grands bacs reliés par des canalisations dans lesquels les animaux trouvent des abris. En 2010, l'élevage atteignait la troisième génération. La nourriture à Asa consiste notamment en loches. Il est souhaitable de leur fournir de temps à autre de petits mammifères et oiseaux (rats, poulets). Longévité: plus de 65 ans enregistrés en captivité (in Warburg, 2007). AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Andrias japonicus (Temminck, 1837)

144 cm. Tête large, museau arrondi, œil petit, en position supéro-latérale, corps trapu et aplati pourvu d’une dépression vertébrale. 15 sillons costaux indistincts. Fort repli cutané ondulant de chaque côté du cou se prolongeant sur les flancs. Queue courte et robuste, dépassant de peu un tiers du reste du corps, fortement comprimée sur ses deux tiers postérieurs et dotée d’une haute crête épaisse. Membres courts et robustes pourvus sur l’arrière d’une frange cutanée plus développée sur les membres postérieurs. Peau ridée, parsemée de nombreux tubercules, plus denses sur la tête à l’exception d’une étroite zone médiane relativement lisse. Tubercules absents sur les parties ventrales, denses sur le menton. La région cloacale du mâle est renflée à l’époque de la reproduction. Ils sont en général plus robustes et présentent une peau plus tuberculeuse. Ces caractères se retrouvent dans le genre Cryptobranchus. Parties dorsales gris brun clair avec des taches et des marbrures plus foncées. Parties ventrales plus claires. Extrémités des doigts et orteils jaunâtres. La larve mesure 3 cm à l’éclosion qui a lieu après environ deux mois d’incubation, elle a les membres antérieurs bien développés et des rudiments de membres postérieurs. Trois paires de branchies bien développées jusqu’à une taille d’environ 25 cm. à 20 cm, les larves ressemblent beaucoup aux adultes. Reproduction en août et septembre. Les animaux remontent alors les cours d’eau en passant parfois à terre dans des zones inondées pour contourner les cascades et chutes d’eau infranchissables. Chaque cordon d’œufs abrite jusqu’à 500 œufs. Le mâle insémine les œufs puis les garde après avoir chassé agressivement la ou les femelles du nid placé sous les berges ou sous de grosses pierres. Rivières et cours d’eau à eau claire et courante, de 300 à 1000m, dans les parties occidentales de Honshu (Japon) vers le nord-est jusqu’à la préfecture de Gifu. Egalement dans la préfecture d’Oita sur l’île de Kyushu. Occasionnellement en zone urbaine. 57 092 km2. NT. La salamandre géante du Japon souffre de la concurrence exercée par l’espèce chinoise qui, importée, s’est installée dans plusieurs cours d’eau, de la fragmentation de l’habitat, de la construction de barrages et des prélèvements pour la consommation traditionnelle.

Cette espèce est reproduite régulièrement depuis plus de 20 ans au parc zoologique d’Asa, au Japon, dans de grands bacs plastique et des canalisations alimentés par un ruisseau naturel détourné. Le maintien en captivité exige de très grands bacs reliés par des canalisations dans lesquels les animaux trouvent des abris. La nourriture à Asa consiste notamment en loches. Il est souhaitable de leur fournir de temps à autre de petits mammifères et oiseaux (rats, poulets).




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 16 Jul 2019.

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