AmphibiaWeb - Lissotriton montandoni
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Lissotriton montandoni
Carpathian Newt
Subgenus: Lissotriton
family: Salamandridae
subfamily: Pleurodelinae
genus: Lissotriton

© 2008 Maciej Pabijan (1 of 81)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Least Concern (LC)
CITES No CITES Listing
National Status Red Data Books of the USSR and Ukraine.
Regional Status Bern Convention (Annex 2).

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Lissotriton (Lissotriton) montandoni (Boulenger, 1880)
Triton de Montandon

Six lignées (ADNmt) au sein de cette espèce, dont cinq comportant des haplotypes vulgaris. 8 cm (M), 10 cm (F). Tronc subquadrangulaire chez le mâle en rut, plus arrondi chez la femelle. Ventre uniformément jaune à rouge orange, rarement avec quelques petits points noirs. Membres postérieurs et région cloacale du mâle noirs. Trois sillons sur le museau. Parties supérieures brun olive à verdâtre avec des marbrures et des taches foncées. Tranche inférieure de la queue du mâle en rut orangée barrée de noir et bordée vers le haut d'une bande bleu gris. Carène dorsale chez le mâle en rut basse et rectiligne, carènes caudales supérieure et inférieure larges. Tranche inférieure de la queue de la femelle orangée et bordée d'une série de points noirs. Queue à l'extrémité en pointe avec un filament caudal de 3 à 4 mm chez le mâle en livrée nuptiale. Parfois un rudiment de filament chez la femelle. Orteils du mâle bordés d’une étroite membrane noire à noirâtre. La coloration des femelles s’apparente à celles d'Ichthyosaura alpestris avec lequel cette espèce peut cohabiter, mais les femelles de L. montandoni s’en distinguent par la présence de très peu de taches noires ou par de très petits points noirs à la limite des colorations dorsale et ventrale.

* Carpates, Mont Tatra jusqu’aux sources de l’Oder, introduit en Bavière. De 120 à 2 000 m. LC (CR en République tchèque, considéré comme rare en Roumanie, encore abondant en Pologne). Ruisseaux lents, mares limnocrènes, petits lacs de montagne, mares temporaires, à eau froide, limpide et souvent acide, y compris les ornières. 100 à 300 œufs déposés par saison par femelle. S'hybride avec L. v. vulgaris, cette espèce menaçant L. montandoni dans les lieux ouverts de basse altitude, où vulgaris est plus performant. Se rapproche de certaines anciennes sous-espèces de L. vulgaris et surtout de L. helveticus avec lesquels il partage de nombreux caractères morphologiques et le comportement sexuel (Pecio & Rafinski, 1985), composé de trois phases de la part du mâle: orientation, danse nuptiale statique, danse de retraite suivie du dépôt du spermatophore. Sur les six lignées recensées par Babik et al., quatre sont présentes dans les Carpates ukrainiennes, et seule celle du nord de l'aire (sud de la Pologne) est pure, sans haplotype vulgaris.

Hibernation à terre indispensable pendant plusieurs mois, entre 0 et 10°C. Selon un auteur, Simon Hartley (GB), l’hibernation à une température de 10 à 15°C à la lumière du jour garantit un meilleur développement des œufs pendant la période de reproduction que lorsque les animaux sont soumis à des températures proches de 0°C. L’eau doit être propre et pure, richement plantée, éventuellement légèrement acide comme pour le Triton palmé. Aux vers, semble préférer insectes et arachnides à terre et petits crustacés dans l’eau. Une souche a été conservée au sein du Fug pendant une vingtaine d’années. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Lissotriton montandoni (Boulenger, 1880)

10 cm (F). Tronc subquadrangulaire chez le mâle en rut. Ventre uniformément jaune à rouge orange. Membres postérieurs et région cloacale du mâle noirs. Trois sillons sur le museau. Parties supérieures brun olive à verdâtre avec des marbrures et des taches foncées. Carène dorsale chez le mâle basse et rectiligne. Filament caudal de 3 à 4 mm chez le mâle en livrée nuptiale. Orteils du mâle bordés d’une étroite membrane. Mâle plus petit que la femelle. La coloration des femelles s’apparente à celles de Mesotriton alpestris avec lesquelles elles peuvent cohabiter, mais les femelles de L.montandoni s’en distinguent par la présence de très peu de taches noires ou par de très petits points noirs à la limite des colorations dorsale et ventrale. Carpates, Mont Tatra jusqu’aux sources de l’Oder, introduit en Bavière. De 120 à 2000 m. 123 059 km2. LC (CR en République Tchèque, considéré comme rare en Roumanie, encore abondant en Pologne). Ruisseaux lents, mares limnocrènes, petits lacs de montagne, mares temporaires, à eau froide, limpide et souvent acide, y compris les ornières. 100 à 300 œufs déposés par saison par femelle. Hybrides avec L. vulgaris signalés, cette espèce menaçant L. montandoni dans les lieux ouverts de basse altitude, vulgaris est plus performant. Se rapprocherait de certaines sous-espèces de L.vulgaris et surtout de L. helveticus avec lesquelles il partage de nombreux caractères morphologiques (cf. plus haut) et le comportement sexuel (Pecio et al, 1985), composé de trois phasesde la part du mâle: orientation, danse nuptiale statique, danse de retraite suivie du dépôt du spermatophore. La danse nuptiale chez les Tritons est elle-même subdivisée en trois phases, classée par les Anglo-Saxons en fan, whip, wave.

Hibernation à terre indispensable pendant plusieurs mois, entre 0 et 10 °C. Selon un auteur, Simon Hartley (GB), l’hibernation à une température de 10 à 15 °C à la lumière du jour garantit un meilleur développement des œufs pendant la période de reproduction que lorsque les animaux sont soumis à des températures proches de 0 °C. L’eau doit être propre et pure, richement plantée, éventuellement légèrement acide comme pour le Triton palmé. Période terrestre indispensable. Aux vers, semble préférer insectes et arachnides à terre et petits crustacés dans l’eau. Une souche a été conservée au sein du FUG pendant une vingtaine d’années et était toujours viable en 2006.




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Citation: AmphibiaWeb. 2022. <https://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 29 Jun 2022.

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