AmphibiaWeb - Laotriton laoensis
AMPHIBIAWEB
Laotriton laoensis
Laos Warty Newt; Laotriton de Laos
family: Salamandridae
subfamily: Pleurodelinae
 
Species Description: Stuart BL, and Papenfuss TJ. 2002. A new salamander of the genus Paramesotriton (Caudata: Salamandridae) from Laos. Journal of Herpetology 36: 145–148.

© 2008 Paul Bachhausen (1 of 24)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Endangered (EN)
CITES No CITES Listing
National Status None
Regional Status None
Access Conservation Needs Assessment Report.

   

 

View distribution map in BerkeleyMapper.
View Bd and Bsal data (14 records).

bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Laotriton laoensis (Stuart & Papenfuss, 2002)
Laotriton du Laos

Dépasse 20 cm. 13 spécimens initialement décrits de deux stations, plusieurs autres découverts depuis. Grande espèce vivement colorée à corps trapu, museau tronqué, avec la mandibule supérieure recouvrant l’inférieure, tête large et triangulaire, queue comprimée à extrémité arrondie. Peau légèrement verruqueuse. Langue très réduite, comparable à celle de Pachytriton. Arête vertébrale prononcée et nombreux tubercules sur la tête et de chaque côté du dos jusqu’à la base de la queue. Coloration dorsale noire envahie sur le dos par un jaune orange vif, depuis les parotoïdes et le museau jusqu'à la base de la queue, formant trois bandes sur la tête entre lesquelles subsiste le noir. Le pigment noir est également présent au milieu du dos, de chaque côté de l’arête vertébrale, sous forme de taches longitudinales. Flancs, deux tiers inférieurs de la queue, parties supérieures de la tête et membres noirs. Grandes taches ventrales jaune orange à rouge orange irrégulières sur fond noir. Premier tiers du bord inférieur de la queue et partie antérieure du cloaque jaune orange. Le cloaque du mâle est renflé. Le mâle présente une teinte bleutée sur les parties caudales latérales pendant la période de reproduction. La larve, noire dorsalement et blanche ventralement, prend la coloration de l'adulte à l'approche de la métamorphose.

* Connu de quatre zones étroites du nord du Laos sur une distance de moins de 100 km. Ruisseaux peu profonds dans la région montagneuse de Phousang Kat au sud de la ville de Xaysamboun, district de Xaysamboun, province de Vientiane (ruisseaux de Houay Sang Kat et de Houay Pa Tin, Pa Tin = poisson à pattes en lao, en référence à cette espèce), districts de Phoukhout et Pek, province de Xiengkhouang, près de Ban Nyot Phae, et district de Phoukhoun, province de Louangphabang (ruisseau de Nam Madao), plus à l'ouest. Son aire recoupe des zones protégées. Bassins calmes de ruisseaux à fond rocheux entrecoupés de chutes d’eau entre 1 160 et 1 430 m. Observé dans les bassins de 1 à 10 m de large, jusqu'à 0,70 m de profondeur, évoluant entre les pierres, en plein jour, au soleil. Très aquatique (langue et mandibules caractéristiques d’espèces se nourrissant dans l’eau). Se rend à terre occasionnellement lors de fortes pluies. Reproduction de novembre à février, pendant la période froide et sèche. Mouvement caudal du mâle engagé après avoir bloqué une femelle choisie. Le mouvement s'interrompt à l'approche d'un autre mâle. Dans la nature, les oeufs sont déposés sur les feuilles mortes accumulées sur le fond des ruisseaux. Larves observées de fin février à avril. Relativement abondant localement (jusqu'à 1 200 animaux estimés dans un ruisseau sur 4,7 km de longueur). EN. Menacé par les prélèvements pour la terrariophilie, qui s’ajoutent à ceux effectués traditionnellement par la population locale pour la consommation et à des fins médicinales (arthrite et problèmes respiratoires). Un trafic de cette espèce s'est installé au Laos à destination des amateurs en Occident. De 300 à 400 individus ont été vendus chaque année à la fin des années 2000 par des villageois à des Japonais et Européens, selon des témoignages du district de Phoukhout (Phimmachak et al.). L'espèce est également exportée vers la Chine en grand nombre. 2 000 posters à des fins d'éducation ont été distribués dans les trois provinces où habite l'espèce et dans les aéroports. Le Laos a pris des mesures de protection en 2008.

Cette espèce à la robe caractéristique est apparue dans plusieurs élevages en Asie, Europe et Amérique du Nord peu après sa description, ce dont se sont vivement alarmés par voie de presse les auteurs, qui craignent pour sa survie à court terme. L'élevage semble désormais maîtrisé en captivité. Aquarium avec des pierres et un léger courant, entre 18 et 25°C, entre 13 et 17°C pour l'obtention de la reproduction pendant deux mois en hiver (Szepanski, com. orale). Nourriture de base : vers de terre, gastéropodes, invertébrés aquatiques. Cette forme apparaît moins agressive en captivité que les espèces du genre Paramesotriton. Résumé de l'expérience de Szepanski: un couple dans un bac de 80 x 35 cm avec une pompe formant léger courant, Echinodorus sp. pour le dépôt des oeufs, quelques pierres formant abris. La nourriture consiste en vers de terre, gammares, gastéropodes. Un changement de l'eau est pratiqué régulièrement pendant la période de reproduction. Les oeufs (de 250 à 450) sont déposés par grappes entre les feuilles qui sont retirées et transférées dans de petits bacs par 80 oeufs environ. Szepanski place ensuite les larves dans de petits filets directement dans le bac des parents et les élève à des températures comprises entre 16 et 20°C. Le stade larvaire ne dépasse pas six mois. A la métamorphose (environ 4-5 cm), les jeunes sont transférés par 4 à 5 dans de petits terrariums dotés d'un sol de gravier humide et de quelques écorces et mousses, et nourris de micro grillons et drosophiles, entre 17 et 25°C. Les animaux redeviennent aquatiques après un an à 7-8 cm de longueur et sont capables de se reproduire après environ quatre ans. Bacchausen (2009, 2012) a également reproduit cette espèce à plusieurs reprises et recommande de maintenir les adultes entre 13 et 18°C l'hiver, 20 et 24°C l'été, les larves entre 18 et 20°C et les jeunes entre 18 et 24°C. Janssen (Belgique) a également reproduit cette espèce avec succès. AT-.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Paramesotriton laoensis Stuart et Papenfuss, 2002

Dépasse 20 cm. 13 spécimens initialement décrits de deux stations, plusieurs autres découverts depuis. Grande espèce à corps trapu, museau tronqué, avec la mandibule supérieure recouvrant l’inférieure, tête large et triangulaire, queue comprimée à extrémité arrondie. Peau légèrement verruqueuse. Langue très réduite, comparable à celle de Pachytriton. Arête vertébrale prononcée et nombreux tubercules sur la tête et de chaque côté du dos jusqu’à la base de la queue. Coloration dorsale noire envahie sur le dos par un jaune orange vif, des parotoïdes et dumuseau à la base de la queue, formant trois bandes sur la tête entre lesquelles subsiste le noir. Le noir est également présent au milieu du dos, de chaque côté de l’arête vertébrale, sous forme de taches longitudinales. Flancs, deux tiers inférieurs de la queue, parties supérieures de la tête et membres noirs. La coloration dorsale jaune rappelle Tylototriton kweichowensis. Grandes taches ventrales jaune orange à rouge orange irrégulières sur fond noir. Premier tiers du bord inférieur de la queue et partie antérieure du cloaque jaune orange. Le cloaque du mâle est renflé et il présente une teinte bleutée sur les parties caudales latérales pendant la période de reproduction. Ruisseaux peu profonds dans la région montagneuse de Phousang Kat au sud de la ville de Saysamboun, dans la zone spéciale de Saysamboun (ruisseaux de Houay Sang Kat et Houay Pa Tin, Pa Tin = poisson avec des pattes en lao, en référence à cette espèce) et district de Phoukhoudt, province de Xieng Khouang, près de Ban Nyot Phae, nord du Laos. Son aire recoupe des zones protégées. Bassins calmes de ruisseaux à fond rocheux entrecoupés de chutes d’eau. Observée dans les bassins, évoluant entre les pierres, en plein jour, au soleil. Très aquatique (langue et mandibules caractéristiques d’espèces se nourrissant dans l’eau). 556 km2. DD. Menacée par les prélèvements pour la terrariophilie, qui s’ajoutent à ceux effectués traditionnellement par la population locale qui la consomme.

Cette espèce à la robe caractéristique est apparue dans plusieurs élevages en Asie, Europe et Amérique du Nord peu après sa description, ce dont se sont vivement alarmés par voie de presse les auteurs de la description, qui craignent pour sa survie à court terme. Aquarium avec de nombreuses pierres et un léger courant, entre 18 et 20 °C. La présence de mousse de Java (Vesicularia) est recommandée, car oxygénante. Nourriturede base: vers de terre, gastéropodes, invertébrés aquatiques. Cette forme apparaît moins agressive en captivité que les autres espèces du genre.




Feedback or comments about this page.

 

Citation: AmphibiaWeb. 2021. <https://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 26 Jul 2021.

AmphibiaWeb's policy on data use.