AmphibiaWeb - Cynops pyrrhogaster
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Cynops pyrrhogaster (Boie, 1826)
Japanese Newt, Japanese fire-bellied newt
Subgenus: Cynops
family: Salamandridae
subfamily: Pleurodelinae
genus: Cynops
Species Description: Boie, H. (1826). "Merkmale einiger japonischen Lurche." Isis von Oken 18: 203–215.

© 2004 Henk Wallays (1 of 63)
Conservation Status (definitions)
IUCN Red List Status Account Least Concern (LC)
CITES No CITES Listing
National Status None
Regional Status None
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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Cynops pyrrhogaster (Boie, 1826)
Cynops d'Hiroshima

Pour l'ensemble des formes de l'ancien complexe pyrrhogaster: museau tronqué, queue assez courte, plus longue chez la femelle, parotoïdes en lobes latéraux déprimés très protubérants. Tronc subquadrangulaire chez le mâle, arrondi chez la femelle, extrémité caudale de la femelle en pointe, arrondie et dotée d’un filament chez le mâle chez la plupart des populations, parfois sans filament (race de Kanto). Région cloacale du mâle protubérante, de forme conique chez la femelle. Peau moins verruqueuse chez le mâle. Parties supérieures brun noir à noires, parties inférieures rouge brique, vermillon à rouge carmin avec des taches noires très variables ou absentes. Le mâle présente une bande nacrée à bleuâtre de chaque côté de la queue au moment du rut (sauf chez la race d'Atsumi). La teinte des parties ventrales des juvéniles, pâle, devient vive avec l'âge. La localité-type de pyrrhogaster par Boie, 1826, ayant été restreinte à Nagasaki par Hogmooed en 1978, c'est la race d'Hiroshima qui doit prendre ce nom. Chez cette forme, les parties ventrales sont rouges avec des taches noires irrégulières, tendant à former deux rangées sur les côtés du ventre. Parties dorsales brun noires à noires, parfois avec quelques taches dorsolatérales rouges à orangées. Grande taille: 10 cm (M), 12 cm (F). Filament caudal très réduit chez le mâle en période de reproduction.

* Les différentes populations du complexe pyrrhogaster habitent Honshu, Shikoku et Kyushu (Japon), jusqu’à 1 140 m, ainsi que les petites îles du pays (Sado, Awaji, Iki, Naga, les archipels de Goto et Koshikijima, Oki et le groupe Amakusa). C. pyrrhogaster au sens strict est distribué à Kyushu au nord et au centre de l'île, à Shikoku, dans l'ouest du Chugoku, dans le sud de la presqu'île de Kinki et entre en contact avec C. sasayamae (la lignée centrale de Tominaga et al. ) dans le centre de Honshu par l'est (est du Chugoku et nord-est de la région de Kinki). Il est remplacé à l'extrême sud de Kyushu par C. immaculiventris. Pour toutes les espèces: étangs et eaux stagnantes claires, rizières, petits ruisseaux de montagne. Hibernation à terre ou au fond de l'eau. Comportement nuptial proche de Triturus, avec des variations selon les espèces. Chez la forme type, comme chez celle de Tohoku (lignée Nord), le mâle ne pose pas les membres sur le corps de la femelle ni ne la pousse. 200 œufs pondus en moyenne. LC pour l'ensemble du complexe. Déclin de populations du fait de la transformation des rizières de petite taille en grandes exploitations. Les importants prélèvements observés il y a quelques dizaines d’années à destination du commerce terrariophile ont cessé. Adaptatif.

Toutes formes: très aquatique, peut être élevé en aquarium toute l’année, avec une baisse de la température jusqu’à près de 0°C pendant quelques semaines l’hiver. 15-20°C pendant la période d'activité. Une partie terrestre n'est pas indispensable, la présence d'écorces de chêne liège en surface est suffisante. Nourriture: vers, petits morceaux de viande (coeur de boeuf), larves de diptères, granulés pour poissons. Jeunes élevés à terre, dans un milieu sec, abondamment nourris de collemboles et micro grillons. Jusqu’à près de 50 ans signalés en captivité. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Cynops pyrrhogaster (Boie, 1826)

12 cm (F). Mâle plus petit. Museau tronqué, queue assez courte, plus longue chez la femelle, parotoïdes en lobes latéraux déprimés très protubérants. Tronc subquadrangulaire chez le mâle, arrondi chez la femelle, extrémité caudale de la femelle en pointe, dotée d’un filament chez le mâle. Région cloacale du mâle protubérante, de forme conique chez la femelle. Peau moins verruqueuse chez le mâle que la femelle. Parties supérieures brun noir à noires, parties inférieures rouge brique, vermillon à rouge carmin avec des taches noires très variables ou absentes. Le mâle présente une bande nacrée à bleuâtre de chaque côté de la queue au moment du rut. Honshu, Shikoku et Kyushu (Japon), jusqu’à plus de 1000 m. Etangs et eaux stagnantes claires, rizières, petits ruisseaux de montagne. Comportement nuptial proche de Triturus, 200 œufs pondus en moyenne. 286 923 km2. LC. Déclin de populations du fait de la transformation des rizières de petite taille en grandes exploitations. Les importants prélèvements observés il y a quelques dizaines d’années ont cessé. Espèce adaptative.

Très aquatique, peut être élevé en aquarium toute l’année, avec une baisse de la température jusqu’à près de 0 °C pendant deux à trois mois l’hiver. Jeunes élevés à terre. Jusqu’à 32 ans signalés en captivité.

Espèce polytypique, dont plusieurs populations pourraient avoir atteint le rang spécifique. Ainsi les races de Tohoku et de Kanto ne s’hybrident pas entre elles, car il n’y a plus de réponse sexuelle entre mâles et femelles des deux formes qui ont un comportement sexuel différent. Les races ont été décrites par Kawamura (1956) et Sawada (1961, 1963) (in Thorn et Raffaëlli, 2000). Selon Highton (in Bruce, 2000), il y aurait deux espèces, l’une à l’extrémité méridionale de Kyushu (partiellement la race d’Hiroshima), l’autre recouvrant toutes les autres populations (Nei D = 0,13-0,21). Des auteurs japonais (Hayashi et Matsui) estimaient en 1988 que les travaux génétiques ne correspondent pas aux races décrites par Kawamura, que nous avons maintenues ci- dessous.

– Hiroshima

Kyushu, Shikoku et ouest du Chugoku (Honshu). Parties ventrales rouges avec des taches noires ventrales irrégulières, tendant à former deux rangées sur les côtés du ventre. Les taches noires peuvent manquer complètement (Triton subcristatus var. immaculiventris Krefft, 1898). Parties dorsales brun noires, parfois des taches dorsolatérales rouges à orangées. Grande taille (sauf les populations de Kagoshima, petites et aux parties ventrales rouge vif), absence de filament caudal chez le mâle en période de reproduction. Formerait deux groupes, éloignés génétiquement (Highton).

– Sasayama = Tamba = Triturus pyrrhogaster sasayamae Mertens, 1969

Chugoku oriental, région de Kinki (au nord de Kobé). La plus grande forme. Parties inférieures rouge carmin assez foncé avec deux bandes noires irrégulières sur chaque côté du ventre, tendant à former un réseau irrégulier, parsemées de petites taches blanchâtres. Le mâle place sa patte postérieure sur le cou de la femelle lorsqu’il exécute le mouvement caudal.

– Atsumi

Péninsule d’Atsumi, préfecture d’Aichi, région de Chubu, au sud-est de Nagoya (centre sud de Honshu). Forme isolée. Petite taille à queue relativement haute. Bande médiodorsale rouge, orange à brun rouge, et deux bandes dorsolatérales, parfois interrompues, de même teinte. Pas de reflets bleu violacé sur la queue du mâle en rut. Filament bien distinct à l’extrémité de la queue du mâle. Très aquatique. Parfois même comportement reproducteur du mâle que la forme précédente.

– Kanto

Plaine de Tokyo. Queue courte et haute. Extrémité caudale obtuse. Reflets bleus violacés et filament caudal peu distincts chez le mâle en rut. Parties latérales du ventre noires, le rouge vif ne persistant que sur une bande médiane. Parties dorsales noires avec des bandes dorsolatérales rouges, parfois interrompues. La femelle pousse ou mord le mâle pour marquer son consentement. Deux populations bien différenciées, dont l’une (Hachioji), serait le résultat d’une hybridation avec des spécimens du sud-ouest du Japon introduits. La population du Nord (Ikawi) est isolée de l’autre par une chaîne de montagnes.

– Tohoku

Parties septentrionales de Honshu au nord de la forme de Kanto et de la forme intermédiaire. Grande taille. Marques noires ventrales de forme ondulée surtout sur les parties latérales du ventre. Comportement sexuel classique comme la forme d’Hiroshima.

– Race intermédiaire

Chubu (centre de Honshu) et Kinki méridional (au sud-est d’Osaka, d’Ise a l’extrémité méridionale de Honshu). Parties dorsales noires, parties ventrales orange à rouges avec des marques et taches noires très variables.




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Citation: AmphibiaWeb. 2024. <https://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 24 Feb 2024.

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