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Aquiloeurycea cephalica

Subgenus: Isthmura
family: Plethodontidae
subfamily: Hemidactyliinae

© 2014 Dr. Joachim Nerz (1 of 25)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES
Other International Status None
National Status None
Regional Status None

Country distribution from AmphibiaWeb's database: Mexico

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Pseudoeurycea cephalica cephalica (Cope, 1865)

6 cm SVL (11,5 cm). Tête aplatie. Museau tronqué, particulièrement chez le mâle, dont la région nasolabiale se prolonge très au delà de la lèvre inférieure. Queue légèrement plus courte que le corps, épaissie après la constriction à la base, et formant des boursouflures liées à la présence de glandes à mucus. Membres bien développés, apparaissant plus grands chez le mâle que la femelle, doigts et orteils partiellement palmés, dont l’extrémité est aplatie. Parties dorsales et ventrales noirâtres à gris noirâtre bleutées, parfois rosacées, avec des marques irrégulières plus ou moins licheniformes de couleur crème à blanc argenté sur les parties supérieure et inférieure de la queue et sur le ventre. Parfois des taches brunâtres sur la queue. Le jeune mesure 1,5 cm à l’éclosion, est très court d’aspect, avec une tête large, les doigts et orteils palmés aux 3/4. Grappe de 22 œufs gardés par une femelle découverte (Bille) sous une souche à 2 850 m dans le parc national de Zempoala le 13 juillet. Sous les pierres, écorces, amas d’aiguilles de pins, feuilles d’agave et autres débris végétaux, en forêts de pins, forêts mixtes pins/chênes, forêts de brume et à la limite supérieure des forêts humides de basse altitude, de 1 100 à 3 000 m. Parties centrales du Plateau mexicain sur la chaîne transversale volcanique (Distrito Federal, Etat de Mexico, Hidalgo, Veracruz, Puebla et Morelos, mais également nord du Guerrero). Survit dans les zones dégra­ dées, en bordure de forêt, dans les jardins des habitations de villa­ ges et dans les petits bosquets de zones rurales. Cette espèce et P. leprosa sont souvent syntopiques. Commune il y a peu, en déclin. 16 555 km2 (y compris P. c. rubrimembris et les autres populations anciennement rattachées à manni). NT. Des populations du Guerrero et de l’Hidalgo (Tenango de Doria) ont été décrites par Taylor en 1939 sous le nom manni, un taxon (de même que rubrimembris) appelé à être restauré, ces populations étant différentes et isolées de celles du Veracruz et du Puebla notamment.

Grand terrarium humide de sous-bois avec de nombreuses écorces de pins empilées. La température s’échelonne de 5 à 20 °C. Abondante nourriture à base d’insectes. La reproduction a été obtenue chez l’auteur. Une dizaine de jeunes nés après deux années de captivité ont été observés à la fin du printemps cohabitant avec les adultes. Ils ont été isolés pour un meilleur suivi et nourris de drosophiles notamment. La croissance est rapide.

Pseudoeurycea cephalica rubrimembris Taylor et Smith, 1945

Ce taxon, appelé à être élevé au rang spécifique, recouvre plusieurs populations différentes de coloration et d’aspect dans le Queretaro (centre-est du Mexique), le San Luis Potosi, les Tamaulipas et le nord de l’Hidalgo, qui représentent sans doute un complexe d’espèces. Atteint 16 cm dans le Queretaro, 12-13 cm dans l’Hidalgo. Parties supérieures brun clair à brun rougeâtre, plus claires sur le dos que sur les flancs, avec
des sillons glandulaires plus ou moins présents sur la queue qui est également plus claire que
le dos. Parties supérieures des membres, notamment postérieurs, et dernier tiers de la queue rougeâtres. Parties ventrales foncées. Femelle plus grande que le mâle, qui a une région nasolabiale très développée. Terrestre, observée à 1 940 m dans des localités de la réserve de Sierra Gorda (Joya del Hielo), dans le tiers est du Queretaro, dans les forêts mixtes humides de pins et chênes. Egalement près de Zacualtipan, sur la route de Tianguistengo (Hidalgo), entre 1 400 et 2 000m, dans le même type d’habitat, avec des broméliacées, à terre dans les troncs humides et sous les écorces, ainsi que dans les feuilles mortes, avec lesquelles cette espèce se confond. La région de Tianguistengo est très menacée par la déforestation et le développement urbain (photo p.10). Egalement citée par Tim Burkhardt (Mexico Herpetology, 2005) d’une localité dans la réserve de Rancho del Cielo, Sierra de Guatemala, Tamaulipas, sous des pierres de bord de route.

Cette forme, qui exige un terrarium de feuilles et écorces humides, ne supporte pas des températures inférieures à 10 °C (obs. pers.)




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 22 May 2019.

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