AMPHIBIAWEB
Ranodon sibiricus
Semirechensk Salamander, Central Asian Salamander
family: Hynobiidae
subfamily: Hynobiinae

© 2006 Henk Wallays (1 of 20)

View distribution map using BerkeleyMapper.


Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Endangered (EN)
See IUCN account.
CITES No CITES Listing
Other International Status VU (IUCN)
National Status VU (Kazakhstan), EN (China); Red Data Books of the former USSR and Kazakhstan.
Regional Status None

   

bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Genre RANODON Kessler, 1866

Dents voméro-palatines en deux arcs courts transversaux, grande taille, mode de vie terrestre en dehors de la période de reproduction. Poumons en voie de réduction. Une seule espèce. La composition de ce genre a été très discutée. Longtemps inclus dans un groupe de grandes espèces plus ou moins torrenticoles de Chine et d’Asie centrale. Selon des travaux d’auteurs chinois (Zhang et al, 2006), il se limite désormais à l’espèce R. sibiricus, une forme plutôt terrestre proche des ex-Batrachuperus d’Iran et d’Afghanistan, Batrachuperus étant devenu de fait diphylétique. Kazakhstan et Turkestan chinois adjacent. Une forme fossile dans la chaîne de Zaïliisk du Kazakhstan pourrait appartenir à ce genre (Kuzmin). Selon Kuzmin (1998), les ancêtres de Ranodon seraient des espèces de plaine d’eau stagnante qui auraient survécu en migrant vers les montagnes à la suite de l’aridification au Quaternaire.

 

Ranodon sibiricus Kessler, 1866

28 cm. 12 à 13 sillons costaux, dents voméro-palatines en deux arcs courts transversaux. Grande espèce à tête déprimée, œil très protubérant, lobe labial présent, parotoïdes larges, tronc cylindrique, queue longue, fortement comprimée pour se terminer en pointe obtuse et dotée d’une carène supérieure. Sillons verticaux sur les parties caudales antérieures. Membres forts, recouvrement corné des doigts et orteils chez la larve, qui atteint 6 cm à la métamorphose après trois ans. Le mâle a une tête plus large, une queue plus haute avec des ondulations sur la carène pendant la période du rut, la queue est aussi plus longue et les membres plus forts que la femelle. Parties dorsales olivâtres avec quelques taches ou points noirs, parties ventrales rose pâle. Le sac de frai contient de 25 à 50 œufs et atteint 30cm deux jours après la ponte. Ruisseaux à courant souvent peu prononcé et leurs abords, d’une profondeur de 10 à 30 cm, parfois envasés, souvent couverts de mousses et aux abords herbacés, entre 1 500 et 2 500 m (photo p. 23). Chaîne de l’Alatau (Djoungarie) sur moins de 160 km2 sur les parties ouest et sud-ouest de la chaîne au Kazakhstan et dans trois zones de la Chine limitrophe (région autonome du Xinjiang Ouïgour). Prairies alpines et subalpines et forêts de conifères (Pinus schrenckiana et Juniperus spp). CR. Pas plus de 6 000 individus en Chine. Terrestres une grande partie de l’année, sur les bords des cours d’eau saturés en humidité (Paraskiv, 1953), aquatiques pendant la reproduction d’avril à août, principalement en juin. Les adultes évitent les cascades et les forts courants, qu’ils contournent en repassant par le milieu terrestre. Souvent quatre groupes de population présents, qui habitent des portions différentes du ruisseau: larves branchifères, grandes larves proches de la métamorphose, juvéniles, adultes (Paraskiv). Cette espèce est très menacée et nécessite une coopération internationale pour sa survie (Kuzmin). Abondamment collectée en Chine pour la médecine traditionnelle, elle souffre aussi du surpâturage, notamment au Kazakhstan. Les populations locales de Djoungarie utilisaient des Ranodon séchés pour lutter contre la malaria et accélérer la consolidation des os après fracture (Paraskiv). De nombreux ruisseaux susceptibles d’abriter cette espèce en sont désormais dépourvus (Kuzmin).

Thorn a bien observé la reproduction en captivité. Le mâle se tient à l’eau dès février, et est beaucoup plus aquatique que la femelle. Il s’en approche, la flaire, la mord légèrement, puis exécute un accouplement préliminaire à sa vue. Lorsqu’il l’aperçoit en train de déposer un sac de frai sur une pierre, il bondit, saisit le sac de ses membres antérieurs et repousse la femelle de ses membres postérieurs, en faisant glisser le sac sur sa région cloacale. La femelle dépose pendant ce temps le 2e sac. Le mâle enlace le premier sac pour former une boule avec lui, puis l’ensemence en tressaillant deux à trois fois. Il fait de même avec le 2e. Eclosion après 22 à 25 jours entre 8 et 12 °C. Maturité sexuelle à 5 ans. Aquaterrarium de grande taille avec une partie aquatique réduite aérée ou légèrement courante sur fond de pierres et gravier. La partie terrestre est composée de gravier recouvert de terre de sous-bois avec des écorces et pierres moussues formant abri. L’humidité est importante. La température ne doit pas être trop faible et atteint 18-20 °C au cours de l’année avec une période de plusieurs semaines à 2-3 °C, et une chute à 0°C pendant une à deux semaines. Très vorace, se nourrit bien de vers de terre ainsi que de morceaux de poisson (Thorn), capturés lorsque les animaux sont à l’affût, sous des souches et écorces. Très actif à 15 °C (obs. pers.). Les larves sont élevées séparément dans une eau claire et bien aérée. La longévité de cette espèce a été fixée par Thorn à 24-27 ans.




Feedback or comments about this page.

 

Citation: AmphibiaWeb: Information on amphibian biology and conservation. [web application]. 2014. Berkeley, California: AmphibiaWeb. Available: http://amphibiaweb.org/. (Accessed: Nov 26, 2014).

AmphibiaWeb's policy on data use.