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Mertensiella caucasica
Caucasian Salamander
family: Salamandridae
subfamily: Salamandrinae

© 2005 Frans Wennmacker (1 of 31)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Vulnerable (VU)
CITES No CITES Listing
Other International Status Rare
National Status Red Data Books of the former USSR and Georgia: Rare and endemic species.
Regional Status Rare in all parts of the range.

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Mertensiella caucasica (Waga, 1876)
Mertensielle du Caucase

Deux populations génétiquement très différenciées, séparées depuis la fin du Miocène (10 MA), dont la divergence a été accompagnée de stase morphologique (Tarkhnishvili et al.) et qui méritent chacune le rang d'espèce : 1/ L'une en Géorgie centrale (zone de la rivière Kura, région de Borjomi, dans les Monts Trialeti, à l'est de l'aire). La localité-type de caucasica est dans cette zone et c'est donc la forme de l'est qui devra conserver ce nom. 2/ L'autre dans le reste de l’aire, dans le sud-ouest de la Géorgie et le nord-est de la Turquie (Monts Meshketi et Ponto). D'importantes variations morphologiques ont été observées au sein des deux formes, aussi larges qu'entre les deux espèces, traduisant plutôt des adaptations écologiques des populations, et aucun caractère morphométrique ne semble les distinguer. 20,8 cm (un exemplaire d’Adjarie conservé par l’auteur). Tête déprimée, museau arrondi, œil très protubérant, parotoïdes étroites, corps allongé, 13 sillons costaux, dépression en forme de V sur l’arrière de la tête se poursuivant par une dépression vertébrale. Queue très longue (3/5 de la longueur totale), légèrement comprimée surtout chez le mâle, et plus longue chez le mâle. Membres courts, les antérieurs un peu plus grands chez le mâle. Peau lisse, parcourue de pores fins irrégulièrement répartis. Protubérance droite (glande hédonique) chez le mâle à la base de la queue de 2 à 3 mm, épaississement lisse sur la face inférieure du bras du mâle pendant l’époque de la reproduction, région cloacale du mâle plus protubérante. Parties supérieures noires à brun noir parsemées de taches jaune citron à jaune orange, plus ou moins disposées en deux rangées longitudinales sur le dos et la tête. Petites taches jaunes sur les flancs, les membres et la queue. Parties inférieures rouge brun foncé à gris brun avec souvent de petites taches blanchâtres à grises. Grande variation de coloration, mélanisme connu. Mertensiella caucasica djanaschvilii Tartarachvili & Bakradzé, 1989 a été abandonnée (Tarkhnishvili et al.). Cette population des versants occidental et sud du Mont Tirala, dans la région de Batoumi (Adjarie, Géorgie), caractérisée par la présence de petits points orangés regroupés en deux bandes de taches indistinctes sur le dos et de doigts et orteils plus minces est invalide, aucun caractère génétique ne la distinguant d'exemplaires de populations voisines.

* Caucase occidental depuis la région de Borjomi (Géorgie) et nord-est de la Turquie jusqu’à Kovanlik et Yakuv Kemal vers l’ouest (provinces de Giresun, Rize, Trabzon, Artvin, Kars, Bayburt, Gimushane). Bords de ruisseaux de montagne depuis la zone du maquis méditerranéen jusqu'aux prairies alpines, de 400 à 2 800 m, en forêts mixtes et de conifères. Fréquente aux alentours de 1 000 m dans la zone du hêtre (Fagus orientalis). Petits cours d’eau ombragés et luxuriants, n’excédant pas 1,50 m de large et 30 cm de profondeur. VU. Menacée en Géorgie par la destruction des forêts, le débardage dans les cours d’eau et le surpâturage. Déclin important en Turquie, où elle subsiste dans 12% de l’aire. Deux zones protégées en Géorgie, trois parcs nationaux en Turquie. Très agile. L’accouplement, proche de celui de la Salamandre tachetée, se déroule dans l’eau ou à terre, juste au-dessus du niveau de l’eau (obs. pers. à 12°C). Le couple ondule en nageant, le mâle frotte le cloaque de la femelle avec sa glande hédonique, puis les animaux se rendent à terre accouplés et le mâle pratique un pseudo- coït avec sa glande avant de placer le cloaque de la femelle sur le spermatophore. Jusqu’à 25 œufs déposés dans l’eau. Les larves atteignent une grande taille, développement lent. Longévité dans la nature : 26 ans (in Warburg, 2007).

Aquaterrarium frais, partie terrestre importante et humide, plantée de fougères et mousses avec des écorces. Prévoir une petite zone plus sèche. Partie aquatique peu profonde avec de nombreuses pierres et galets sur fond de gravier, eau courante brassée par une petite pompe, si possible éclaboussant une petite zone de la partie terrestre. Nourriture à terre : vers de terre, isopodes, insectes, petites limaces. Espèce assez territoriale. Température de 5°C l’hiver à 18°C l’été. La reproduction, en mai juin, est favorisée par un brusque apport d’eau simulant des pluies. Reproduit par Schultschik et l'auteur (2011). Une vingtaine d'oeufs ont été déposés isolément sous des pierres plates par une femelle observée corps à l'envers en train de pondre. Une des pierres portant une dizaine d'oeufs a été réinstallée dans un petit aquarium sur fond de gravier et avec peu d'eau (3 cm) agitée par une pompe à membrane. Les larves de teinte noirâtre sont nourries de petits chironomes et daphnies. Les animaux avaient été obtenus à l'état juvénile en 1992. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Genre MERTENSIELLA Wolterstorff, 1925

Glande hédonique chez le mâle comme chez Lyciasalamandra, mais de forme différente. Poumons bien développés. Genre relicte adapté aux ruisseaux de montagne, comme Chioglossa, dont il serait proche. Les deux genres, qui se seraient séparés il y a 14-15 MA (Tarkhnishvili et al, 2000), auraient survécu dans des refuges peu influencés par les événements géologiques. Une espèce sans doute polytypique. Asie Mineure, Caucase.

 

Mertensiella caucasica (Waga, 1876)

Deux populations génétiquement différenciées, qu’on ne peut distinguer morphologiquement, selon Tarkhnishvili et al (2000), et qui mériteraient chacune un rang spécifique: 1/ Géorgie centrale (Région de Borjomi, refuge du Pliocène), 2/ le reste de l’aire, soit sud-ouest de la Géorgie et nord-est de la Turquie. La sous-espèce Mertensiella caucasica djanaschvilii Tartarachvili et Bakradzé, 1989, a été abandonnée par Tarkhnishvili et al. Cette forme des versants occidental et sud du Mont Tirala, dans la région de Batoumi (Adjarie, Géorgie), caractérisée par la présence de petits points orangés regroupés en deux bandes de taches indistinctes sur le dos et de doigts et orteils plus minces serait invalide, aucun caractère génétique ne la distinguant des exemplaires de populations voisines. 20,8 cm (un exemplaire d’Adjarie conservé par l’auteur). Tête déprimée, museau arrondi, œil très protubérant, parotoïdes étroites, corps allongé, 13 sillons costaux, dépression en forme de V sur l’arrière de la tête se poursuivant par une dépression vertébrale. Queue très longue (3/5 de la longueur totale), légèrement comprimée surtout chez le mâle, et plus longue chez le mâle. Membres courts, les antérieurs un peu plus grands chez le mâle. Peau lisse, parcourue de pores fins irrégulièrement répartis. Protubérance droite (glande hédonique) chez le mâle à la base de la queue de 2 à 3 mm, épaississement lisse sur la face inférieure du bras du mâle pendant l’époque de la reproduction, région cloacale du mâle plus protubérante. Parties supérieures noires à brun noir parsemées de taches jaune citron à jaune orange, plus ou moins disposées en deux rangées longitudinales sur le dos et la tête. Petites taches jaunes sur les flancs, les membres et la queue. Parties inférieures rouge brun foncé à gris brun avec souvent de petites taches blanchâtres à grises. Grande variation de coloration, mélanisme connu. Caucase occidental, depuis Borjomi, Adjarie, (Géorgie) et nord-est de la Turquie jusqu’à Kovanlik et Yakuv Kemal vers l’ouest (comprenant les provinces de Giresun, Rize, Trabzon, Artvin, Kars, Bayburt, Gimushane). Bords de ruisseaux de montagne depuis la zone du maquis méditerranéen, de 400 à 2800m (prairies alpines), dans les forêts mixtes et de conifères. Fréquent aux alentours de 1 000 m dans la zone du hêtre (Fagus orientalis). Petits cours d’eau ombragés et luxuriants, n’excédant pas 1,50 m de large et 30 cm de profondeur. 33145 km2. VU. Menacée en Géorgie par la destruction des forêts, le débardage dans les cours d’eau et le surpâturage. Déclin important en Turquie, où elle subsiste dans 12 % de l’aire. 2 zones protégées en Géorgie, 3 parcs nationaux en Turquie. Très agile. L’accouplement, proche de celui de la salamandre tachetée, se passe dans l’eau ou à terre, juste au-dessus du niveau de l’eau (obs. pers. à 12 °C). Le couple ondule en nageant, le mâle frotte le cloaque de la femelle avec sa glande hédonique, puis les animaux se rendent à terre accouplés et le mâle pratique un pseudo-coït avec sa glande avant de placer le cloaque de la femelle sur le spermatophore. Jusqu’à 25 œufs déposés dans l’eau. Les larves atteignent une grande taille, développement lent.

Aquaterrarium frais, partie terrestre importante et humide, plantée de fougères et mousses avec des écorces. Prévoir une petite zone plus sèche. Partie aquatique peu profonde avec de nombreuses pierres et galets sur fond de gravier, eau courante brassée par une petite pompe, si possible éclaboussant une petite zone de la partie terrestre. Nourritureà terre: vers de terre, isopodes, insectes, petites limaces. Espèce assez territoriale. Température entre 5 °C l’hiver et 15 à 18 °C l’été. La reproduction, en mai juin, est favorisée par un brusque apport d’eau simulant des pluies. Reproduit par Schultschik. Peut atteindre plus de 10 ans en captivité.




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 23 May 2019.

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