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Hynobius nebulosus
Misty Salamander, Kasumi Sansho-uo, Clouded Salamander
Subgenus: Hynobius
family: Hynobiidae
subfamily: Hynobiinae

© 2006 Henk Wallays (1 of 16)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Least Concern (LC)
CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status None
Regional Status None

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Hynobius (Hynobius) nebulosus (Temminck & Schlegel, 1838)
Hynobie nébuleux

Hynobius peropus Boulenger, 1882, avait été placé en synonymie avec cette espèce, mais ce nom devrait être restauré pour certaines populations de Honshu (voir H. tokyoensis). 10 cm (13,5 cm). 13 sillons costaux. Tête petite, museau court et arrondi, œil petit, pli gulaire, corps trapu, queue plus courte que le reste du corps. Membres courts et robustes, quatre doigts et cinq orteils, parfois quatre orteils (populations du Nord = H. peropus). Carènes caudales présentes chez le mâle en rut qui arbore une grande tache gulaire blanche arrondie, une coloration plus foncée et un mamelon cloacal développé. Séries de dents voméro-palatines en forme de V. Parties dorsales brun jaunâtre à bleuâtre finement mouchetées de sombre. Petites taches gris bleuâtre sur les flancs, surtout présentes chez le jeune. Bords supérieur et inférieur de la queue souvent jaunâtres, un caractère distinctif. Bandes jaunes sur les côtés de la queue chez les exemplaires du nord-ouest. Les animaux deviennent sombres avec l'âge. 37 à 94 œufs par sac, qui est de forme longiligne.

* Forêts de feuillus, taillis, parcs et jardins, dans les mares, eaux stagnantes et leurs abords, où les animaux mènent une vie fouisseuse. De 0 à 300 m depuis l'ouest des Mts Suzuka dans le sud-ouest de Honshu, le long de da mer côtière intérieure du Shikoku jusqu'au nord-ouest de Kyushu. Ile d'Ikishima. L’espèce comprend plusieurs groupes génétiques (Ikebe et al., 1990) et semble paraphylétique par rapport à plusieurs espèces proches géographiquement auxquelles elle aurait donné naissance: ainsi, les populations de Honshu de nebulosus sont à rattacher à la population d’Aichi de tokyoensis (sud-est de Honshu, = peropus), la population de Tottori (sud- ouest de Honshu) est très proche d’H. abei, les populations de Kyushu étant proches au niveau moléculaire de H. tsuensis et de H. dunni. LC. Les populations de Kyoto et Osaka sont menacées. Souffre de l’urbanisation, de l’invasion d’autres formes et du commerce. Ponte de novembre à mars. La femelle se rend brièvement à l’eau pour pondre et retourne à terre immédiatement après le dépôt du frai formé de deux sacs déposés en général sur une branche ou tout autre support juste sous la surface de l’eau. Les sacs se gorgent ensuite d’eau et forment plusieurs spirales.

Cette espèce a été bien étudiée en captivité par Thorn (1968). Le mâle se tient près d’un support adéquat pour la ponte, dressé sur ses membres antérieurs, la tête laissant apparaître la tache gulaire blanche. La femelle se tient près du support de ponte et évacue les cordons avec l’aide du mâle qui l’enlace. À la vue des cordons d’œufs, le mâle saisit une extrémité du sac de frai entre ses membres antérieurs, puis l’autre extrémité avec ses membres postérieurs et fait glisser le sac sur sa région cloacale en l’inséminant, tout en s’insérant à l’intérieur du sac qu’il triture en tous sens. L’insémination a lieu à ce moment-là. Le mâle est plus intéressé par les œufs que par la femelle, qui, exténuée, a tendance à quitter l’eau très rapidement. Le mâle reste aquatique beaucoup plus longtemps. Les larves quittent le cordon après 25 à 30 jours, puis se métamorphosent à la fin de l’été. Les mâles atteignent la maturité sexuelle après un à deux ans, les femelles à deux ou trois ans. Les jeunes, élevés à terre, sont très résistants, de même que les adultes. La température s’échelonne de 3 à 20°C. Actif dès 6°C (obs. pers.). Aquaterrarium humide, partie terrestre de sous-bois avec feuilles et écorces. La partie aquatique, qui peut être réduite en dehors de la période de reproduction, abrite quelques branchages et des plantes. Le ver de terre est bien accepté. Un exemplaire était toujours vivant chez l’auteur après plus de 20 ans de captivité. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Hynobius nebulosus (Temminck et Schlegel, 1838)

10 cm (12,8 cm). 13 sillons costaux. Tête petite, museau court et arrondi, œil petit, pli gulaire, corps trapu, queue plus courte que le reste du corps. Membres courts et robustes, quatre doigts et cinq orteils, parfois quatre orteils (populations du Nord). Carènes caudales présentes chez le mâle en rut qui arbore une grande tache gulaire blanche arrondie, une coloration plus foncée et un mamelon cloacal développé. Dents voméro-palatines en forme de V. Parties dorsales brun jaunâtre à bleuâtre finement mouchetées de sombre. Petites taches gris bleuâtre sur les flancs, surtout présentes chez le jeune. Bords supérieur et inférieur de la queue souvent jaunâtres. Bandes jaunes sur les côtés de la queue chez les exemplaires du nord-ouest. 37 à 94 œufs par sac. Forêts de feuillus, taillis, parcs et jardins, dans les mares, eaux stagnantes et leurs abords, où les animaux mènent une vie fouisseuse. Nord des Iles de Kyushu, Shikoku et sud-ouest de Hondo (=Honshu), de 0 à 300 m. L’espèce comprend plusieurs groupes génétiques (Ikebe et al, 1990)et semble paraphylétique par rapport à plusieurs espèces proches géographiquement auxquelles elle aurait donné naissance: ainsi, les populations de Honshu sont à rattacher à la population d’Aichi de tokyoensis (sud-est de Honshu), la population de Tottori (sud-ouest de Honshu) est très proche d’H. abei, les populations de Kyushu sont proches de H. tsuensis et d’H. dunni. 65598 km2. LC. Les populations de Kyoto et Osaka sont menacées. Souffre de l’urbanisation, de l’invasion d’autres formes et du commerce. Ponte de novembre à mars. La femelle se rend brièvement à l’eau pour pondre et retourne à terre immédiatement après le dépôt du frai formé de deux sacs déposés en général sur une branche ou tout autre support juste sous la surface de l’eau. Les sacs se gorgent ensuite d’eau et forment plusieurs spirales.

Cette espèce a été bien étudiée en captivité par Thorn (1968). Le mâle se tient près d’un support adéquat pour la ponte, dressé sur ses membres antérieurs, la tête laissant apparaître la tache gulaire blanche. La femelle se tient près du support de ponte et évacue les cordons avec l’aide du mâle qui l’enlace. à la vue des cordons d’œufs, le mâle saisit une extrémité du sac de frai entre ses membres antérieurs, puis l’autre extrémité avec ses membres postérieurs et fait glisser le sac sur sa région cloacale en l’inséminant, tout en s’insérant à l’intérieur du sac qu’il triture en tous sens. L’insémination a lieu à ce moment-là. Le mâle est plus intéressé par les œufs que par la femelle, qui, exténuée, a tendance à quitter l’eau très rapidement. Le mâle reste aquatique beaucoup plus longtemps. Les larves quittent le cordon après 25 à 30 jours, puis se métamorphosent à la fin de l’été. Les mâles atteignent la maturité sexuelle après un à deux ans, les femelles à deux ou trois ans. Les jeunes, élevés à terre, sont très résistants, de même que les adultes. La température s’échelonne de 3 à 20 °C. Actifs dès 6 °C (obs. pers.). Aquaterrarium humide, partie terrestre de sous-bois avec feuilles et écorces. La partie aquatique, qui peut être réduite en dehors de la période de reproduction, abrite quelques branchages et des plantes. Le ver de terre est bien accepté. Un exemplaire était toujours vivant chez l’auteur après plus de 20 ans de captivité.




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 23 Jul 2019.

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