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Hydromantes strinatii
French Cave Salamander, Französischer Hölensalamander, Spélerpes brun
Subgenus: Speleomantes
family: Plethodontidae
subfamily: Plethodontinae

© 2019 Benjamin Monod-Broca (1 of 38)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status None
Regional Status None

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Speleomantes (Speleomantes) [sic] strinatii Aellen, 1958
Spéléomante de Strinati

Abrite plusieurs groupes génétiques et populations différenciées appelées à être restaurées. 12,3 cm (F). Mâle légèrement plus petit que la femelle, qui a un aspect plus trapu. Membres plus allongés chez le mâle, doté d’une glande mentonnière hédonique trapézoïdale. Le mâle a une tête plus large, le museau plus tronqué et un cloaque situé légèrement plus en arrière. Œil proéminent, corps aplati. Canthus rostralis presque toujours présent. Membres courts. Palmure vestigiale. Langue plus courte que celle des formes sardes, mais légèrement plus longue que chez S. italicus. Coloration des parties dorsales très variable, à l’origine de la description de plusieurs sous-espèces, abandonnées provisoirement : Hydromantes italicus argentatus Stefani, 1969, de la province de Savone, H. italicus ligusticus Stefani, 1969, de la province de Gênes, H. italicus bonzanoi Bruno & Bologna, 1973, de la province d’Imperia, H. italicus gormani Lanza, 1952, de Ligurie continentale et des parties nord du département des Alpes-Maritimes (France), une forme qui est appelée à être restaurée dans le nord de l'aire française (voir plus loin). Parties dorsales brun sombre à noires tachetées ou marbrées de jaune, ocre, orange, rouge, verdâtre ou gris, ces taches ou marbrures licheniformes étant disposées selon plusieurs patrons de coloration (Lanza et al., 1995) : 1/ Type ambrosii (le fond sombre domine, deux bandes dorsolatérales irrégulières, parfois discontinues, le long du tronc, jusqu’à la queue). 2/ Type italicus (fond abondant, parfois dominant. Taches ou marbrures sur le tronc et la queue, dessin réduit ou absent sur la tête et le cou). 3/ Type réticulé (fond réduit à un canevas irrégulier grâce à une légère réticulation qui recouvre toutes les parties dorsales). 4/ Type gormani (fond sombre presque inexistant). 5/ Type sans taches, ou très éparses sur le tronc, queue légèrement tachetée. Parties ventrales brunes à noires parsemées de petites taches ou vermiculations blanches ne recouvrant pas la teinte de fond. Trois groupes génétiques, selon Cimmaruta et al., 2002, Lanza et al., 2006: le 1er à l’est de l’aire, le 2e dit de "Finalese" dans la province de Savone (Ligurie), le plus divergent des trois, le 3e à l’ouest en Ligurie occidentale et en France. En outre, deux populations morphologiquement bien différenciées habitent en France, l’une au nord de l'aire, anciennement H. italicus gormani Lanza, courte et robuste, de haute altitude, à dominante jaune, l'autre au sud, plus allongée, brune, de basse altitude (obs. pers et données orales et photographiques de Marc Valin qui a bien observé ces populations).

* De l’extrême sud-est de la France, depuis l'ouest du fleuve Var où quatre localités ont été identifiées dans les Alpes de Haute-Provence (Renet et al., 2012) et depuis les Alpes-Maritimes vers l'est à travers le nord-ouest de l'Italie jusqu’à Carro en Val di Vara (province de La Spezia, Ligurie orientale, Italie) et le nord-ouest de la province de Massa- Carrara, avec une discontinuité entre Savone et Gênes. Une population dans la vallée du Salat (Ariège, Pyrénées françaises), résultant d’une introduction par le professeur J.-P. Durand dans les années 70 à partir d’animaux élevés dans la grotte laboratoire de Moulis, mais ce transfert concernait aussi des exemplaires de S. ambrosii et italicus (photos). NT. Lieux ombragés à substrat fissuré et suintant et le long de petits cours d’eau en forêts de feuillus et de conifères, dans les grottes, cavités souterraines, éboulis, murs de soutènement, fortifications (troglophile), entre 20 m (Imperia, Italie) et 2 467 m (Cime du Diable, vallée de Gordolasque, Alpes-Maritimes). Localement abondant, plus de 30 animaux observés sur quelques mètres d'un muret dans la région de Nice (Raffaëlli, 1983). Observation de caresses et ondulations des corps lors d’un accouplement. De 6 à 14 œufs pondus plutôt à l’automne dans les anfractuosités, gardés par la femelle pendant plusieurs mois, qui reste lovée autour d’eux.

Terrarium plus haut que large saturé d’humidité avec de grandes ardoises formant des parois verticales et des anfractuosités. Petite partie aquatique peu profonde aérée par un diffuseur d’air, sur fond d’argile. Présence d’écorces, feuilles mortes et mousses. Température : 15-16°C, 5°C pendant deux à trois mois. Nourriture à base d’insectes, araignées, isopodes et myriapodes. Un cas (obs. pers.) de mort apparente dans l’eau, mais l’animal a ressuscité après des massages du corps d’avant en arrière. Ponte obtenue à plusieurs reprises en captivité par l’auteur. Les jeunes sont maintenus avec les adultes. Ces conditions de maintien sont sans doute valables pour tous les Hydromantes. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Hydromantes (Speleomantes) strinatii Aellen, 1958

12,3 cm (F). Mâle légèrement plus petit que la femelle, qui a un aspect plus trapu. Membres plus allongés chez le mâle, doté d’une glande mentonnière hédonique trapézoïdale. Le mâle a une tête plus large, le museau plus tronqué et un cloaque situé légèrement plus en arrière. Œil proéminent, corps aplati. Canthus rostralis presque toujours présent. Membres courts. Palmure vestigiale. Langue plus courte que celle des formes sardes, mais légèrement plus longue que chez S. italicus. Coloration des parties dorsales très variable, à l’origine de la description de plusieurs sous-espèces, non retenues ici: Hydromantes italicus argentatus Stefani, 1969, de la province de Savone, Hydromantes italicus ligusticus Stefani, 1969, de la province de Gênes, Hydromantes italicus bonzanoi Bruno et Bologna, 1973, de la province d’Imperia. Parties dorsales brun sombre à noires tachetées ou marbrées de jaune, ocre, orange, rouge, verdâtre ou gris, ces taches ou marbrures licheniformes étant disposées selon plusieurs types (Lanza et al, 1995): 1/ type ambrosii (le fond sombre domine, deux bandes dorsolatérales irrégulières, parfois discontinues, le long du tronc, jusqu’à la queue). 2/ type italicus (fond abondant, parfois dominant. Taches ou marbrures sur le tronc et la queue, dessin réduit ou absent sur la tête et le cou). 3/ type réticulé (fond réduit à un canevas irrégulier grâce à une légère réticulation qui recouvre toutes les parties dorsales). 4/ type gormani (fond sombre presque inexistant). 5/ Type sans taches, ou très éparses sur le tronc, queue légèrement tachetée. Parties ventrales brunes à noires parsemées de petites taches ou vermiculations blanches ne recouvrant pas la teinte de fond. Trois groupes génétiques, selon Cimmaruta et al (2002), le 1er à l’est de l’aire, le 2e à Finalese (Ligurie), le 3e à l’ouest en Ligurie occidentale et en France. De l’extrême sud-est de la France (Alpes de Haute-Provence, une localité non confirmée, et Alpes-Maritimes à l’est du fleuve Var) vers l’est jusqu’à Carro en Val di Vara (province de La Spezia, Ligurie orientale, Italie), avec une discontinuité entre Savone et Gênes. Une population dans la vallée du Salat (Ariège, Pyrénées françaises), résultant d’une introduction dans les années 70 à partir d’animaux élevés dans la grotte laboratoire de Moulis. 16266 km2. NT. Des informations complémentaires sont nécessaires sur son abondance réelle et sur sa taxonomie en France, où semblent vivre deux populations morphologiquement bien différenciées (l’une au nord, l’autre au sud, obs. pers.). Lieux humides et ombragés à substrat fissuré, souvent avec des suintements d’eau ou le long de cours d’eau en forêts de feuillus et de conifères, parfois dans les grottes (troglophile), sur les murets de bords de routes et sous les ponts, entre 20 et 2 280 m. Localement abondante (plus de 30 animaux observés sur un muret dans la région de Nice (Raffaëlli, 1983). Observation de caresses et ondulations des corps lors d’un accouplement. De 6 à 14 œufs pondus plutôt à l’automne dans les anfractuosités, gardés par la femelle pendant plusieurs mois, qui reste lovée autour d’eux.

Terrarium plus haut que large saturé d’humidité avec de grandes ardoises formant des parois verticales et des anfractuosités. Petite partie aquatique peu profonde aérée par un diffuseur d’air, sur fond d’argile. Présence d’écorces, feuilles mortes et mousses. Température: 15-16 °C, 5 °C pendant deux à trois mois. Nourriture à base d’insectes, araignées, isopodes et myriapodes. Un cas (obs. pers.) de mort apparente dans l’eau, mais l’animal a ressuscité après des massages du corps d’avant en arrière. Ponte obtenue à plusieurs reprises en captivité par l’auteur. Les jeunes sont maintenus avec les adultes. Ces conditions de maintien sont sans doute valables pour tous les Hydromantes.



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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 18 Sep 2019.

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