AmphibiaWeb - Desmognathus marmoratus
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Desmognathus marmoratus
Shovel-nosed Salamander, Shovelnose Salamander
Subgenus: Leurognathus
family: Plethodontidae
subfamily: Plethodontinae

© 2010 Dr. Stephen G. Tilley (1 of 27)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Least Concern (LC)
NatureServe Status Use NatureServe Explorer to see status.
CITES No CITES Listing
National Status None
Regional Status None
Access Conservation Needs Assessment Report.

Country distribution from AmphibiaWeb's database: United States

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Desmognathus (Leurognathus) marmoratus (Moore, 1899)
Desmognathe à museau épaté du Nord

Ancien genre Leurognathus. Recouvre plusieurs formes cryptiques (Voss et al., 1995, Kozak et al., 2005, Jones et al., 2006), ce que nous avons traduit par l'érection de deux nouvelles espèces, suivant Martof (1956). Certaines populations sont très proches de D. quadramaculatus, génétiquement et morphologiquement (voir D. melianus). sensu stricto recouvre les anciennes sous-espèces marmorata et intermedia de Martof. 15 cm. 14 sillons costaux. Tête aplatie, œil plutôt petit, mais plus grand que chez D. aureatus, queue comprimée latéralement et triangulaire sur le dessus, de longueur inférieure à la moitié de la longueur totale. Cette espèce et les deux suivantes sont caractérisées notamment par la forme des narines internes. Dents vomériennes souvent absentes. Parties supérieures très variables, noires, brunes ou grises avec habituellement deux rangées de taches irrégulières sur le dos, de taille et de coloration variable (grises, olive, jaunâtres ou blanchâtres), très mimétique sur le fond des ruisseaux rocheux. Certaines populations sont très vivement colorées. Parties ventrales claires chez les subadultes, gris sombre avec une partie centrale plus claire chez les adultes, parfois grises fortement mouchetées de blanc. Les mâles sont plus grands, dotés d’une tête plus large, ont souvent une coloration dorsale plus sombre et une glande mentonnière peu discernable. Cette espèce nécessitait une révision taxonomique (Voss et al.). La variation de coloration, l'aspect général et la présence ou non de dents vomériennes selon les populations avaient généré l’érection de cinq sous-espèces (outre la forme nominative, Leurognathus marmorata intermedia Pope, 1928 ; L. m. aureata Martof, 1956 ; L. m. roborata Martof, 1956 ; L. m. melania Martof, 1956). Une différenciation génétique importante a été détectée entre les populations du nord et du sud (Nei D = 0,76) de l’aire par Voss et al. Selon Kozak et al., il y aurait bien cinq groupes à chaque fois communs avec une forme de D. quadramaculatus sympatrique. Kozak proposait de restaurer le taxon D. aureatus (Martof, 1956) pour les populations de Caroline du Sud et de Géorgie (bassins des rivières Chattahoochee, Tallulah et Chatooga), proposition reprise par Jones et al., que nous avons suivie. Dans le bassin de la rivière Catawba, au-dessus de Linville (Caroline du Nord), les populations de D. quadramaculatus et marmoratus ne forment pas de groupes monophylétiques. D. marmoratus sensu stricto correspond aux populations du nord de l'aire (bassins des Catawba et Tennessee Rivers), de loin la plus étendue.

* Très aquatique, cette espèce est difficile à apercevoir dans le courant des ruisseaux, et pour l’observer ou la capturer, il est nécessaire de créer une digue en aval pour éviter que les animaux ne soient entraînés par le courant (Martof, cité par Highton, com. orale). LC. La construction de routes et barrages a éliminé de nombreuses populations. Ruisseaux petits à moyens. Eaux fraîches et fortement oxygénées des Appalaches, entre 300 et 1 700 m, du sud-ouest de la Virginie au sud- est du Tennessee et l'ouest de la Caroline du Nord (Catawba). Sous les pierres, dans les petites cascades. Utilisé comme appât, il a été introduit hors de son aire. Souvent en sympatrie avec D. quadramaculatus, qui est moins aquatique, et dont il se distingue facilement par le comportement (mouvements lents au fond de l’eau, D. quadramaculatus ayant tendance à fuir avec vivacité).

Très territorial et agressif, y compris les larves, il est maintenu dans un aquarium à eau courante avec de multiples pierres formant abri, comme pour les Euproctes. En cas de manque de caches et de nourriture, les animaux s’attaquent sauvagement. Cette espèce est très vive et vorace. Une proie présente à la surface est immédiatement repérée, l’animal s’élance soudainement depuis le fond pour la capturer (obs. pers.). De 30 à 40 œufs en moyenne disposés isolément ou en grappes sous les pierres dans le courant pendant l’été, gardés par la femelle. Jusqu’à 35 semaines de développement larvaire. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Desmognathus marmoratus (Moore, 1899)

Ancien genre Leurognathus. 15 cm. 14 sillons costaux. Tête aplatie, œil plutôt petit, queue comprimée latéralement et triangulaire sur le dessus, de longueur inférieur à la moitié de la longueur totale. Cette espèce est caractérisée notamment par la forme des narines internes. Parties supérieures très variables, noires, brunes ou grises avec habituellement deux rangées de taches irrégulières sur le dos, de taille et de coloration variable (grises, olive, jaunâtres ou blanchâtres), très mimétique sur le fond des ruisseaux rocheux. Parfois les taches sont inexistantes. Coloration ventrale claire chez les sub-adultes, gris sombre avec une partie centrale plus claire chez les adultes. Parfois uniformément noire sans cette zone centrale claire ou ventre tacheté de sombre. Les mâles sont plus grands, sont dotés d’une tête plus large, ont souvent une coloration dorsale plus sombre, et ont une glande mentonnière peu discernable. Cette espèce nécessite une révision taxonomique (Voss et al, 1995). La variation de coloration selon les populations avait généré l’érection de cinq sous-espèces (outre la forme nominative, Leurognathus marmorata intermedia Pope, 1928; Leurognathus marmoratus aureata Martof, 1956; Leurognathus marmoratus roborata Martof, 1956; Leurognathus marmoratus melania Martof, 1956), qui ont été abandonnées, mais une différenciation génétique importante a été détectée entre les populations du nord et du sud (Nei D=0,76) de l’aire par Voss et al (in Petranka, 1998). Selon Kozak et al (2005), il y aurait bien cinq groupes à chaque fois communs avec une forme de D. quadramaculatus sympatrique. Kozak (Jones et al 2006) propose de restaurer le taxon D. aureatus (Martof, 1956) pour les populations de Caroline du Sud et de Géorgie (bassins des rivières Chattahoochee, Tallulah et Chatooga). Très aquatique, il est difficile à apercevoir dans le courant des ruisseaux, et pour l’observer ou la capturer, il est nécessaire de créer une digue en aval pour éviter que les animaux ne soient entraînés par le courant (Martof, cité par Highton, com. orale). 35 118 km2. LC. La construction de routes et barrages a éliminé de nombreuses populations. Ruisseaux petits à moyens. Eaux fraîches et fortement oxygénées des Appalaches, entre 300 et 1 700 m, du sud-ouest de la Virginie au nord de la Géorgie et le nord-ouest de la Caroline du Sud, à travers l’est du Tennessee et l’ouest de la Caroline du Nord. Sous les pierres, dans les petites cascades (photo p. 25). Utilisé comme appât, il a été introduit hors de son aire. Souvent en sympatrie avec D. quadramaculatus, qui est moins aquatique, et dont il se distingue facilement par le comportement (mouvements lents au fond de l’eau, D. quadramaculatus ayant tendance à fuir avec vivacité).

Très territorial et agressif, y compris les larves, il est maintenu dans un aquarium à eau courante avec de multiples pierres formant abri, comme pour Euproctus. En cas de manque de caches et de nourriture, les animaux s’attaquent sauvagement. Cette espèce est très vive et vorace. Une proie présente à la surface est immédiatement repérée, l’animal s’élance soudainement depuis le fond pour la capturer (obs. pers.). De 30 à 40œufs en moyenne disposés isolément ou en grappes sous les pierres dans le courant pendant l’été, gardés par la femelle. Jusqu’à 35 semaines de développement larvaire.



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Citation: AmphibiaWeb. 2021. <https://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 17 Sep 2021.

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