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Calotriton asper
Pyrenean brook salamander, Pyrenean mountain newt, Pyrenäen-Gebirgsmolch, Tritó pirinenc, Pyrenæsk bjergsalamander, Pürenee mägivesilik, Tritón pirenaico, Euprocte des Pyrénées, Euprotte pirenaico, Tritone pirenaico, Pireneusi göte, Pyreneeënbeeksalamande
family: Salamandridae
subfamily: Pleurodelinae

© 1996 Henk Wallays (1 of 41)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status None
Regional Status None

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Calotriton asper (Dugès, 1852)
Calotriton des Pyrénées

Comprend Euproctus asper castelmouliensis Wolterstorff, 1925, non reconnu ici. 14 cm (16,7 cm). Tronc légèrement déprimé, queue comprimée, plus courte et plus épaisse chez le mâle. Pli gulaire. Peau rugueuse parsemée de nombreux tubercules au sommet corné noirâtre. Parties supérieures brunes, grises à vert noir, parfois avec de petites taches sombres et souvent des taches jaunes plus ou moins nombreuses ainsi qu'une ligne vertébrale jaune, interrompue ou non. Parties inférieures jaunes à rouge orange, se poursuivant sur la partie inférieure de la queue chez la femelle. Plusieurs cas de mélanisme connus, notamment en Catalogne (Arribas & Rivera, 2014). Extrémité des doigts et orteils recouverte d’un étui corné noirâtre, poumons réduits. Protubérance cloacale en forme de cône chez la femelle. Plusieurs formes ont été décrites n’autorisant pas de rang subspécifique ou spécifique. L'espèce à travers toute l'aire présente un faible niveau de variabilité génétique, la variation morphologique sensible parfois d'une vallée à l'autre étant plutôt le résultat d'une sélection locale récente en réponse aux exigences particulières de l'espèce (Valbuena-Urena et al., 2013). Les populations de l'est de l'aire (Mt Canigou, Catalogne) sont massives et ont souvent de petites taches noirâtres sur les parties dorsales, dont sont dépourvus les animaux distribués plus à l'ouest (Ariège). Wolterstorff (1925) a décrit quatre formes dans les Pyrénées françaises: lac d'Oncet (11-13 cm, parties supérieures grises à olivâtres, parfois avec des taches et une ligne vertébrale jaune pâle), lac de Peyrelade (13-16 cm, parties supérieures sombres), Plan des Etangs (12-14 cm, large bande vertébrale jaune citron) et torrent de Castelmouly (ex-castelmouliensis) (11-13 cm, taches jaune doré sur les flancs et le dos formant une bande vertébrale plus ou moins interrompue, pigment jaune bordé de noir).

* Parties centrales et orientales des Pyrénées espagnoles et françaises, du Pays basque à la Catalogne, et piémont pyrénéen espagnol, sur quelque 20.000 km2. Encore abondant, mais plusieurs populations périphériques ont disparu, notamment à basse altitude et sur le piémont. Populations reliques et isolées, très menacées dans les zones anthropiques. En régression en basse Soule, basse vallée d'Aspe et d'Ossau, Bigorre (Hautes-Pyrénées), dans le Luchonnais (Haute- Garonne), le Couserans et le Vicdessos (Ariège) (Lescure & de Massary, 2012). Menacé par le tourisme (ski), l'introduction de salmonidés et les pesticides. LC (NT en France). Vasques de ruisseaux bien oxygénés, torrents et déversoirs des lacs de montagne entre moins de 100 m (basse Soule) et 3 000 m en France, à partir de 140 m en Espagne, l’habitat terrestre étant composé de boisements, pâtures, pierriers et affleurements rocheux. En général entre 700 et 2 500 m. Une dizaine de populations souterraines, trois en Espagne et sept en France, dont une à 500 m dans l'Ariège, devenant gris clair à rosacées avec l’âge (Clergue-Gazeau, 1965, 1975). De 20 à 30 œufs placés dans des interstices de roches par la femelle. Un an de vie larvaire environ, le jeune devenant ensuite terrestre. Lors du rut, le mâle attend la queue dressée presque à angle droit, parfois plusieurs heures, jusqu'au passage d'une femelle. Suit un accouplement à l’aide de la queue du mâle enlaçant la région pelvienne de la femelle qui peut également durer plusieurs heures. Le mâle se place ensuite sous la femelle sans relâcher l'étreinte caudale, les protubérances cloacales se rapprochent, puis il dépose le spermatophore près de l'ouverture cloacale de la femelle qu'il frotte activement de ses membres postérieurs pour assurer la pénétration des spermatozoïdes (Thorn, 1968). Accouplements parfois entre mâles. Hivernage en général terrestre, parfois dans l’eau.

Aquarium en eau courante et pure avec nombreuses pierres formant abri, les adultes pouvant rester en eau toute l’année. Les œufs doivent être retirés avec leur support et placés dans un bac d’eau fraîche et aérée, les larves devant être élevées à l’abri des adultes. Eau à 5-8°C pendant quelques mois, 10-15°C le reste de l’année. Les animaux sont nourris abondamment pour éviter les morsures et agressions aux queues dont l’extrémité s’infecte facilement. Chironomes, gammares, larves de trichoptères et de plécoptères, vers. La longévité peut dépasser 20 ans. Reproduit régulièrement par Maillet, responsable du suivi des populations captives des Euproctes au sens large (Molge Register auprès de l'Agu, filiale de la DGHT allemande). Reproduit également par Thiesmeier. Il semblerait que la moitié des œufs ne se développent pas, sans qu’il soit certain que ce phénomène soit le résultat d’une anomalie génétique du même type que celle observée chez les grands Triturus. Si c’était le cas, l’étroit degré de parenté subodoré entre Calotriton et Triturus trouverait là une nouvelle preuve. AT-.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Calotriton asper (Dugès, 1852)

14 cm (un exemplaire de 16,7 cm). Tronc légèrement déprimé, queue comprimée, plus courte et plus épaisse chez le mâle. Pli gulaire. Peau rugueuse parsemée de nombreux tubercules au sommet corné noirâtre. Parties supérieures brunes, grises à vert noir (notamment dans les populations espagnoles) avec des taches jaunes plus ou moins nombreuses, parfois absentes, et une ligne vertébrale jaune, souvent interrompue. Parties inférieures jaunes à rouge orange, se poursuivant sur la partie inférieure de la queue chez la femelle. Extrémité des doigts et orteils recouverte d’un étui corné noirâtre, poumons réduits. Protubérance cloacale en forme de cône chez la femelle. Parties centrales et orientales des Pyrénées espagnoles et françaises et piémont pyrénéen espagnol. Encore abondant, plusieurs populations périphériques ont disparu. Menaces: tourisme (stations de ski), introduction de truites, pesticides. Ruisseaux, torrents et lacs de montagne entre 250 et 3 000 m en France, à partir de 140 m en Espagne, l’habitat terrestre étant composé de boisements, pâtures, pierriers et affleurements rocheux. Plusieurs formes décrites n’autorisant pas jusqu’ici de rang subspécifique ou spécifique. En général entre 700 et 2 500 m. Une population hypogée dans l’Ariège devenant gris clair à rose avec l’âge. 28030 km2. LC. De 20 à 30 œufs placés dans des interstices de roches par la femelle. Un an de vie larvaire environ. Le mâle attend la femelle la queue dressée presque à angle droit et peut rester ainsi plusieurs heures. Suit un accouplement à l’aide de la queue du mâle entourant le corps de la femelle qui peut également durer plusieurs heures. Hivernage en général terrestre, parfois dans l’eau.

Aquarium en eau courante avec nombreuses pierres formant abri, les adultes pouvant rester en eau toute l’année. Les œufs doivent être retirés avec leur support et placés dans un bac d’eau fraîche et aérée, les larves devant être élevées à l’abri des adultes. Eau à 5-8 °C pendant quelques mois, 10-15 °C le reste de l’année. Les animaux sont nourris abondamment pour éviter les morsures et agressions aux queues dont l’extrémité s’infecte facilement. Chironomes, gammares, larves de trichoptères et de plécoptères, vers. La longévité peut dépasser 20 ans. Reproduit régulièrement par Maillet. Reproduit également par Thiesmeier. Il semblerait que la moitié des œufs ne se développent pas, sans qu’il soit certain que ce phénomène soit le résultat d’une anomalie génétique du même type que celle observée chez les grands Triturus. Si c’était le cas, l’étroit degré de parenté subodoré entre Calotriton et Triturus trouverait là une nouvelle preuve.



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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 18 Feb 2019.

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