AMPHIBIAWEB
Bolitoglossa dofleini
Giant Palm Salamander, Doflein's Salamander, Alto Verapaz Salamander
Subgenus: Pachymandra
family: Plethodontidae
subfamily: Hemidactyliinae

© 2017 Dr. Joachim Nerz (1 of 50)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status None
Regional Status None

   

 

View distribution map in BerkeleyMapper.

bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Bolitoglossa (Pachymandra) dofleini (Werner, 1903)
Bolitoglosse de Doflein

Peut-être membre du sous-genre Magnadigita. Bolitoglossa schmidti (Dunn, 1924), placé en synonymie. 7 cm SVL (M), 12,6 cm SVL (F) (22,5 cm). Extrémités des doigts et orteils pointues ou arrondies dépassant légèrement de la membrane palmée très étendue. Museau arrondi à tronqué, protubérances nasolabiales peu développées, œil peu protubérant. Queue arrondie fortement comprimée à la base, plus courte que le reste du corps. Fort dimorphisme sexuel par la taille, et de nombreux autres caractères. Femelles très robustes, aux membres courts, qui sont beaucoup plus allongés chez les mâles. Important nombre de dents maxillaires et prémaxillaires chez les femelles (93 en moyenne), beaucoup plus faible chez les mâles (55 en moyenne). Coloration dorsale brun clair à brun foncé avec des taches brunes plus foncées, en général centrées sur les parties dorsolatérales, sur les sillons costaux. Parfois présence d'un pigment rougeâtre sur les parties supérieures alternant avec des taches crème. Taches latérales irrégulières crème parfois présentes. Parties ventrales grises tachetées de gris sombre. Iris rougeâtre avec un pigment jaune. Les subadultes sont en général plus sombres que les adultes et sont plus vivement colorés, avec un nombre plus important de marques et taches brun sombre sur le dos et les flancs.

* Entre 50 et 1 550 m en forêt humide de basse altitude. Présente dans les plantations de cardamome (une plante de 2 à 3 m de hauteur). Les femelles vivent à terre sous les écorces et les débris végétaux, les mâles sont la plupart du temps arboricoles, d’où le grand nombre de femelles collectées pour alimenter le commerce terrariophile (voir plus bas). Depuis l’extrême nord de l’Alta Verapaz (Guatemala) et le district de Cayo dans le sud du Belize jusqu’au centre nord du Honduras. Populations morcelées. Connu au Honduras de Quebrada Grande, département de Copan, de la Sierra de Merendon, à l’ouest de San Pedro Sula, département de Cortes et de Portillo Grande, département de Yoro (présent dans des zones protégées du Honduras : parcs nationaux El Cusuco et Cerro Azul, refuge de Texiguat). Connu au Guatemala du versant caraïbe d’Alta Verapaz, de Montanas del Chico et de la Sierra de Merendon (présent dans deux zones protégées au Guatemala, le parc national Laguna Lachua et la réserve de Manantiales Montanas del Mico). NT. Encore commun localement mais menacé notamment par les importants prélèvements pour la terrariophilie et le Bd.

La plupart des animaux importés sont des femelles, ce qui pose un réel problème de conservation. Beaucoup d’entre elles proviennent des abords du parc national de Cerro Cusuco, au Honduras. Des animaux arrivés en Belgique étaient atteints de chytridiomycose (Pasmans, com. pers.). Une demande a été faite aux Etats-Unis pour inclure cette espèce en annexe II de la Convention de Washington (AmphibiaWeb, 2013), restée pour le moment sans suite. B. dofleini réclame en captivité un bac de grande taille plus haut que large et des températures de 22 à 27°C en permanence. Le sol ne doit pas être constamment humide, même si une humidité de l’air importante est nécessaire. Se nourrit bien de grillons, vers, arthropodes. Hainaux et Montalat (Fug) ont breveté un système de terrarium permettant des pluies régulières avec l'évacuation de l'eau qui convient bien à cette espèce en captivité, et sans doute à de nombreux Bolitoglossa de basse à moyenne altitude. Ces éleveurs ont par ailleurs eu de très bons résultats face au chytride en traitant préventivement trois femelles à l'itraconazol (Itrafungol) à raison de 10 mn de bains quotidiens en eau tiède pendant 11 jours consécutifs.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Bolitoglossa (Pachymandra) dofleini (Werner, 1903)

11,5 cm SVL (F), 7 cm SVL (M). Extrémités des doigts et orteils pointues ou arrondie dépassant légèrement de la membrane palmée très étendue. Museau arrondi à tronqué, protubérances naso-labiales peu développées, œil peu protubérant. Queue arrondie fortement comprimée à la base, plus courte que le reste du corps. Fort dimorphisme sexuel par la taille, et de nombreux autres caractères. Femelles très robustes, aux membres courts, qui sont beaucoup plus allongés chez les mâles. Important nombre de dents maxillaires et prémaxillaires chez les femelles (93 en moyenne), beaucoup plus faible chez les mâles (55 en moyenne). Coloration dorsale des femelles brun clair à brun foncé avec des taches brunes plus foncées, en général centrées sur les parties dorsolatérales, sur les sillons costaux. Parfois des taches latérales irrégulières crème. Parties ventrales grises tachetées de gris sombre. Iris rougeâtre avec un pigment jaune. Les sub-adultes sont en général plus sombres que les adultes, avec plus de marques et taches brun sombre sur le dos et les flancs. Entre 50 et 1370m, en forêt humide de basse altitude, pré­ sente dans les plantations de cardamome (une plante de 2 à 3 m de hauteur). Les femelles vivent à terre sous les écorces et les débris végétaux, les mâles sont la plupart du temps arboricoles, d’où le grand nombre de femelles collectées pour alimenter le commerce terrariophile (voir plus bas). Depuis l’extrême nord de l’Alta Verapaz (Guatemala) et le district de Cayo dans le sud du Belize jusqu’au centre nord du Honduras. Populations morcelées. Connu au Honduras de Quebrada Grande, département de Copan, de la Sierra de Merendon, à l’ouest de San Pedro Sula, département de Cortes et de Portillo Grande, département de Yoro. Connu au Guatemala du versant caraïbe d’Alta Verapaz, de Montanas del Chico et de la Sierra de Merendon. 2 424 km2. NT. Encore très commun localement mais menacé notamment par les importants prélèvements pour la terrariophilie.

La plupart des animaux importés sont des femelles, ce qui pose un réel problème de conservation. Beaucoup d’entre elles proviennent des abords du parc national de Cerro Cusuco, au Honduras. Protégée au Guatemala dans le parc national de la Laguna «Lachua» et la réserve de Mandantiales. Des animaux arrivés en Belgique étaient atteints de chytridiomycose. Cette espèce réclame en captivité des températures de 20 à 25°C en permanence et ne doit pas être installée sur un sol constamment humide, même si une humidité de l’air importante est nécessaire. Se nourrit bien de grillons, vers, arthropodes.




Feedback or comments about this page.

 

Citation: AmphibiaWeb. 2020. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 18 Sep 2020.

AmphibiaWeb's policy on data use.