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Ambystoma tigrinum
Eastern Tiger Salamander
Subgenus: Heterotriton
family: Ambystomatidae
Taxonomic Notes: This taxon is often combined with Ambystoma mavortium, which AmphibiaWeb treats as a distinct species.

© 2000 John White (1 of 78)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Least Concern (LC)
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CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status Pr (Special Protection) by Mexico
Regional Status None

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Ambystoma (Heterotriton) tigrinum (Green, 1825)
Ambystome tigre de l'Est

Sans doute trois espèces cryptiques sous ce taxon. Peut dépasser 30 cm. Corps robuste, tête large, œil petit, queue plus longue et plus comprimée chez le mâle que chez la femelle, qui a le corps relativement plus grand. Parties supérieures brun foncé à gris noires avec de nombreuses grandes taches irrégulières brun jaune à jaune sale formant parfois des stries verticales, l'intensité des taches et leur dessin variant selon les individus mais aussi les populations (espèces). Parties ventrales brun foncé avec des taches irrégulières jaune pâle. Le jeune a deux rangées de taches claires sur le dos. Néoténie rare. Larves gris foncé à brunes avec des taches noires ou des lignes dorsalement, blanches ventralement. Trois populations principales, l’une au nord-ouest de l'aire (nord-est des Grandes Plaines, groupe 4 de Highton), l’autre à l'est et au sud-est de l'aire, le long de l'Atlantique (groupe 5), et un troisième groupe génétique dans l’ouest de la Floride (groupe 6). Selon Church et al., 2003, il y a deux grandes populations génétiques, l’une à l’est, l’autre à l’ouest du bassin de la rivière Apalachicola, séparées depuis le début du Pléistocène (1,8 à 2 MA), et ayant atteint une distance génétique comparable à celle séparant les autres formes du sous-genre. Nombreuses populations reliques chez la forme de l’Est, notamment dans le sud-est (Géorgie). Une population dans les Blue Ridge de Virginie (Church). Distribution très fragmentée, surtout à l’est, sur la plaine côtière. La coloration des adultes diffère légèrement selon les populations, celles de la plaine côtière (Carolines, Floride) étant en général plus claires que celles de l'intérieur (Illinois, Minnesota).

* L’aire s’étend à l’ouest depuis le Minnesota, où elle jouxte A. mavortium diaboli, et l’Iowa (A. m. melanostictum) jusqu’au Texas oriental vers le sud, où elle s’hybride avec A. m. mavortium sur une large zone de 50 à 100 km, chaque espèce conservant toutefois son intégrité morphologique et moléculaire. Absent des Appalaches (sauf la population des Blue Ridge) et du Bassin central, ainsi que de Nouvelle-Angleterre. En général dans et autour de mares temporaires en milieu sableux, en zones ouvertes ou en forêts de feuillus ou mixtes, les animaux terrestres occupant en général des terriers de micro mammifères, qu’ils élargissent parfois avec les pattes avant et la tête. En Caroline du Sud, migre vers les lieux de ponte immédiatement après les pluies en janvier/février, les mâles arrivant en général entre deux à huit semaines avant les femelles (in Petranka, 1998), mais dans l’Indiana, l’arrivée des deux sexes est simultanée et ils y restent entre 10 et 30 jours. Les œufs sont déposés par petites grappes fermes de 5-7 cm de forme ronde à ovale (50 œufs par grappe environ) sur les brindilles et supports végétaux. Les grappes s’agrandissent et s’amollissent ensuite. Les larves se nourrissent souvent de têtards qu’elles sont capables de totalement éliminer dans certaines mares, mais le morphe cannibale, plus fréquent chez A. mavortium, est rare. Déclin très prononcé, notamment sur la plaine côtière orientale, où cette espèce est devenue très rare du fait du comblement des mares temporaires ou de l’introduction de poissons. LC. Voir le chapitre sur A. kl. platineum pour les hybrides unisexuels impliquant A. tigrinum.

Mêmes conditions de maintien que pour A. mavortium, mais cette espèce (espèces) exige des températures plus basses l'hiver (5°C pendant plusieurs mois), du moins pour les exemplaires du nord de l'aire. Les animaux en condition se reproduisent facilement peu après avoir été plongés dans un aquarium d'eau fraîche au printemps (expérience de Jamin avec des exemplaires de l'Illinois, répétée par l'auteur). AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Ambystoma tigrinum (Green, 1825)

Est des Etats-Unis. Recouvre peut- être deux à trois espèces. Distribution très fragmentée, surtout à l’est, sur la plaine côtière. Peut dépasser 30 cm. Corps robuste, tête large, œil petit, queue plus longue et plus comprimée chez le mâle que chez la femelle, qui a le corps relativement plus grand. Parties supérieures brun foncé à gris noires avec de nombreuses grandes taches irrégulières brun jaune à jaune sale formant parfois des stries verticales. Parties ventrales brun foncé avec des taches irrégulières jaune pâle. Le jeune a deux rangées de taches claires sur le dos. Néoténie rare. Larves gris foncé à brunes avec des taches noires ou des lignes dorsalement, blanches ventralement. Deux populations principales, l’une à l’est, l’autre à l’ouest, et un troisième groupe génétique à l’ouest de la Floride, correspondant aux groupes 4, 5, 6 de Highton (Shaffer et McKnight). Selon Church et al (2003), la situation est plus compliquée: il y a deux grandes populations génétiques, l’une à l’est, l’autre à l’ouest du bassin de la rivière Apalachicola, séparées depuis le début du Pléistocène (1,8 à 2 MA), et ayant atteint une distance génétique comparable à celle séparant les autres formes du complexe. Nombreuses populations relictes chez la forme de l’Est, notamment dans le sud-est (Géorgie). Une population dans les Blue Ridge de Virginie (Church). L’aire s’étend à l’ouest depuis le Minnesota, où elle jouxte A. m. diaboli, et l’Iowa (A. m. melanostictum) jusqu’au Texas oriental vers le sud, où elle s’hybride avec A. m. mavortium sur une large zone de 50 à 100 km, chaque espèce conservant toutefois son intégrité morphologique et moléculaire. Absente des Appalaches (sauf la population des Blue Ridge) et du Bassin central, ainsi que de Nouvelle-Angleterre. En général dans et autour de mares temporaires en milieu sableux, en zones ouvertes ou en forêts de feuillus ou mixtes, les animaux terrestres occupant en général des terriers de micro mammifères ou qu’ils creusent avec les pattes avant et la tête. En Caroline du Sud, migre vers les lieux de ponte immédiatement après les pluies en janvier/février, les mâles arrivant en général entre 2 à 8 semaines avant les femelles (in Petranka, 1998), mais dans l’Indiana, l’arrivée des deux sexes est simultanée et ils y restent entre 10 et 30 jours. Les œufs sont déposés par petites grappes fermes de 5-7 cm de forme ronde à ovale (50 œufs par grappe environ) sur les brindilles et supports végétaux. Les grappes s’agrandissent et s’amollissent ensuite. Les larves se nourrissent souvent de têtards qu’elles sont capables de totalement éliminer dans certaines mares, mais le morphe cannibale, plus fréquent chez A. mavortium, est rare. Déclin très prononcé, notamment sur la plaine côtière orientale, où cette espèce est devenue très rare du fait du comblement des mares temporaires ou l’introduction de poissons. Globalement pour cette espèce et la suivante : 4317 635 km2. LC. Quelques populations rares d’unisexuels polyploïdes (en général composées de femelles) formées d’hybrides avec un génome tigrinum, un génome laterale et un génome jeffersonianum (triploïde = JLTi), ou avec un génome tigrinum, un génome texanum et un laterale (triploïde = LTTi), ou encore tétraploïde (un génome tigrinum, deux génomes texanum et un laterale = LTTTi). Ces populations, parfois de simples individus isolés, ont une aire très réduite dans le Michigan et l’Ohio (JLTi) et à Kellys Island sur le Lac Erie, Ohio (LTTi). Leur statut taxonomique doit être précisé auprès des autorités pour lancer un programme de conservation efficace.

Mêmes conditions de maintien que pour A. mavortium.




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 18 Sep 2019.

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