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Ommatotriton ophryticus
Northern Banded Newt
family: Salamandridae
subfamily: Pleurodelinae
 
Species Description: Litvinchuk, S.N., Zuiderwijk, A., Borkin, L.J., Rosanov, J.M. 2005. Taxonomic status of Triturus vittatus (Amphibia: Salamandridae) in western Turkey: trunk vertebrae count, genome size and allozyme data. Amphibia-Reptile 26: 305-323.

© 2016 Henk Wallays (1 of 55)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Near Threatened (NT)
CITES No CITES Listing
Other International Status Bern Convention (Annex 3). Lower Risk (conservation dependent)
National Status Red Data Books of the USSR, Russia and Georgia.
Regional Status Red Data Books of Krasnodar Region and of Karachaevo - Cherkessia (Russia). Although this is a more common species than other syntopic newts in some localities of the Caucasus, it should be considered as generally rare for relevant regions.

   

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions and more recent updates, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Ommatotriton ophryticus ophryticus (Berthold, 1846)
Triton à bande du Caucase

17 cm (M), 14,5 cm (F). 13 vertèbres. Tête plus longue que large, à museau arrondi. Corps assez robuste, plus svelte chez le mâle. Mâle en livrée nuptiale pourvu d’une haute crête dorsale très dentelée débutant au-dessus de la tête, séparée de la crête caudale par une profonde échancrure. Crête moins dentelée sur les parties inférieure et postérieure de la queue. Carène vertébrale chez la femelle. La crête du mâle est dotée de barres verticales foncées. Bande longitudinale blanc argenté sur les flancs, encadrée au-dessus et au-dessous d’une bordure noire. Bande blanchâtre sur la queue du mâle en rut. Ventre jaune orange à rouge orange chez les deux sexes. Taches gris foncé sur la gorge et la poitrine. Parties supérieures du mâle en livrée nuptiale bronzées à verdâtres avec de nombreuses petites taches foncées. Doigts et orteils très allongés chez le mâle. Repli cutané métatarsien sur le bord extérieur du membre postérieur du mâle. Tache claire derrière l’œil chez le jeune.

* Caucase occidental (Russie, Géorgie), nord-est de la Turquie. LC. Eaux stagnantes et peu courantes, souvent limnocrènes, dans les forêts de feuillus jusqu’à l’étage sub-alpin. Forme de montagne atteignant plus de 2 700 m dans le Caucase. Peut survivre dans un habitat légèrement modifié. Menacé par l’urbanisation des rives de la mer Noire et les prélèvements pour la terrariophilie en ex-URSS. Cette espèce a été longtemps présentée à la vente au marché aux oiseaux de Moscou (dans les années 1970 à 2000, obs. pers.). De 50 à 100 œufs par saison, jusqu’à 180. Poyarkov et Kuzmin sont réticents à considérer O. ophryticus comme une bonne espèce, en faisant valoir la viabilité des jeunes issus d’hybrides entre les différentes formes. Les populations occidentale et orientale d’ophryticus sont différentes et ont une distance génétique importante, équivalente à celle entre ophryticus et vittatus, autorisant au minimum un statut subspécifique créé ci-dessous.

Le mâle en rut du Triton à bande, remarquable par sa robe et son port magnifiques, est très agressif et il est difficile de maintenir plusieurs spécimens ensemble à moins de disposer d’un très grand bac. Il doit être abondamment planté et doté d’une eau pure et profonde. La nourriture doit être variée et distribuée en grande quantité. Il est difficile de garder les animaux en eau toute l’année. La période d’exondation qui suit l’accouplement est délicate chez le mâle qui garde longtemps ses crêtes et carènes et refuse souvent de se nourrir pendant cette période intermédiaire. Hibernation indispensable à 5-6°C si possible en eau. La croissance des jeunes est lente, de l’ordre de trois ans au minimum, et leur élevage doit avoir lieu au sec. Cette espèce a été reproduite à maintes reprises par le Fug (Maillet, J.-P. Collet, Jamin) à partir d’une même souche, originaire du Caucase. Sensible aux infections cutanées. Observé par l'auteur en milieu naturel dans la réserve de buis de Samchtchtnik, en forêt primaire subtropicale, près de Sotchi, dans de petits ruisseaux formant des vasques, ainsi que dans une mare richement plantée, alimentée par un ruisseau à Sergueï Pole, près de Dagomys (sud de la Russie), en sympatrie avec L. lantzi. AT-.

Ommatotriton ophryticus nesterovi Litvinchuk, Zuiderwijk, Borkin & Rosanov, 2005
Triton à bande d'Anatolie

12 vertèbres. Cette forme est plus courte que la précédente et correspond aux anciennes populations occidentales de Triturus vittatus ophryticus. Cette sous-espèce semble plus adaptée à des températures élevées, et mieux supporter le maintien en captivité.

* Nord de la partie occidentale des Monts Pontiques (nord-ouest de la Turquie), le long de la mer Noire, à l'ouest de la sous-espèce nominative.

Supporte mal les très basses températures, contrairement à O. o. ophryticus. Les animaux sont très voraces, à terre comme à l'eau. AT+.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Ommatotriton ophryticus ophryticus (Berthold, 1846)

17 cm (M). 13 vertèbres. Mâle en livrée nuptiale pourvu d’une haute crête dorsale très dentelée débutant au-dessus de la tête, séparée de la crête caudale par une profonde échancrure. Crête moins dentelée sur les parties inférieure et postérieure de la queue. Carène vertébrale chez la femelle. Crête du mâle dotée de barres verticales foncées. Bande longitudinale blanc argenté sur les flancs, encadrée au-dessus et au-dessous d’une bordure noire. Bande blanchâtre sur la queue du mâle en rut. Ventre jaune orange à rouge orange chez les deux sexes. Taches gris foncé sur la gorge et la poitrine. Parties supérieures du mâle en livrée nuptiale bronzées à verdâtres avec de nombreuses petites taches foncées. Doigts et orteils très allongés chez le mâle. Repli cutané métatarsien sur le bord extérieur du membre postérieur du mâle. Tache claire derrière l’œil chez le jeune. Mâle plus grand que la femelle. Caucase occidental (Russie, Géorgie), nord-est de la Turquie. LC. Eaux stagnantes et peu courantes, souvent limno­ crènes, dans les forêts de feuillus jusqu’à l’étage sub-alpin. Forme de montagne jusqu’à plus de 2 700 m dans le Caucase. Peut survivre dans un habitat légèrement modifié. Menacé par l’urbanisation des rives de la Mer Noire et les prélèvements pour la terrariophilie en ex-URSS. De 50 à 100 œufs par saison, jusqu’à 180. Observation par l’auteur d’animaux à Sergueï Pole, près de Dagomys (sud de la Russie), dans une mare bien plantée alimentée par un ruisseau, en sympatrie avec Lissotriton vulgaris lantzi, et dans un petit ruisseau formant des vasques dans la réserve de buis de Samchitnik, près de Sotchi, en forêt primaire subtropicale, non loin de la Mer Noire.

Le mâle en rut du Triton à bande est très agressif, il est difficile d’en garder plusieurs ensemble à moins de disposer d’un très grand bac. Il doit être abondamment planté et doté d’une eau pure et profonde. La nourriture doit être variée et distribuée en grande quantité. Il est difficile de garder les animaux en eau toute l’année. La période d’exondation qui suit l’accouplement est délicate chez le mâle qui garde longtemps ses crêtes et carènes et refuse souvent de se nourrir pendant cette période intermédiaire. Hibernation indispensable à 5-6 °C si possible en eau. La croissance des jeunes est lente, de l’ordre de trois ans au minimum, et leur élevage doit avoir lieu au sec. Cette espèce a été reproduite à maintes reprises par le FUG (Maillet, Collet, Jamin) à partir d’une même souche, originaire du Caucase. Sensible aux infections cutanées.

Poyarkov et Kuzmin sont réticents à considérer O. ophryticus comme une bonne espèce, en faisant valoir la viabilité des jeunes issus d’hybrides entre les différentes formes. Les populations occidentale et orientale d’ophryticus sont différentes et ont une distance génétique importante, équivalente à celle entre ophryticus et les autres formes de vittatus, autorisant un statut subspécifique créé par les auteurs ci-dessous.

Ommatotriton ophryticus nesterovi Litvinchuk, Zuiderwijk, Borkin et Rosanov, 2005

12 vertèbres. Cette forme est plus courte que la précédente et correspond aux anciennes populations occidentales de Triturus vittatus ophryticus, au nord de la partie occidentale des Monts Pontiques.




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Citation: AmphibiaWeb. 2019. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 7 Dec 2019.

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